Ryanair avertit ses pilotes belges : en cas de grève, il faudra en assumer les conséquences

Ils risquent de perdre leurs avantages négociés fin 2020.

Rédaction avec Belga
Ryanair avertit ses pilotes belges : en cas de grève, il faudra en assumer les conséquences
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Ryanair a prévenu ses pilotes belges qu'en cas de grève, ils devraient subir les conséquences de cette décision. Plus tôt cette semaine, les pilotes avaient annoncé qu'en cas de grève du personnel de cabine, ils soutiendraient leurs collègues . Un préavis de grève a dès lors été déposé pour cet été. "Des mouvements de grève n'apporteront aucun avantage aux pilotes belges. Au contraire, ils retarderont ou annuleront le recouvrement des salaires et mettront en danger les emplois" , a rétorqué Darrel Hughes, directeur du personnel pour la compagnie irlandaise, dans une note interne consultée par Belga.

La semaine dernière, les syndicats de cinq pays dans lesquels la compagnie Ryanair est active ont indiqué que des grèves du personnel de cabine étaient à prévoir si leur employeur n'instaurait pas "un réel dialogue social" .

Dans sa note de ce mercredi, Ryanair a insisté sur le fait que, le 7 octobre 2020, un accord avait été conclu avec le syndicat ACV Puls/CNE sur les conditions salariales des pilotes jusqu'en 2024, mais que le syndicat souhaitait désormais revenir sur cet accord. "Si le syndicat ne respecte pas cet accord, alors tous les autres avantages négociés seront également annulés" , précise encore le texte. Cela signifierait donc faire une croix sur toute récupération salariale restante, le régime 5/4 (5 jours de travail, 4 jours de récupération), tous les accords sur les transferts et les promotions, ou encore la garantie d'emploi sur les bases belges.

"Pas des menaces", mais...

La compagnie à bas coûts ajoutait encore que "les grèves ne contribuaient qu'à dégrader la confiance des clients, des bases belges et des équipes" , alors que le secteur aérien traverse encore une période de rétablissement fragile à la sortie de la crise du Covid-19. "Ce n'est pas une menace, mais l'issue rationnelle si nous ne pouvons pas compter sur nos équipages belges" , ajoutant que les bases belges doivent déjà jongler avec la nouvelle taxe sur les billets d'avion.

Si Ryanair insiste qu'il ne s'agit pas de menaces, elle ajoute tout de même que les capacités et les investissements pourraient s'envoler vers d'autres pays. "Si nous ne pouvons pas mener des négociations sur la base de solutions négociées réalistes et réalisables, nous concentrerons nos capacités et nos investissements sur d'autres pays, là où les associations de pilotes et les syndicats sont capables de conclure des accords et de les faire respecter."

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