450 millions d'euros pour construire l'île énergétique Princesse Elisabeth

L'île énergétique sera installée à 45 kilomètres au large de la Côte et s'étendra sur cinq hectares, dans la zone Princesse Elisabeth prévue pour la construction de nouvelles éoliennes.

 La construction d’une île énergétique en mer du Nord, avec une augmentation de l’éolien offshore, fait partie des projets.
©BELGA 

Le gouvernement fédéral, la Commission européenne et le gestionnaire du réseau à haute tension Elia ont signé mercredi le protocole pour la subvention européenne dans le cadre de la construction de l'île énergétique Princesse Elisabeth en mer du Nord. Le subside de 99,7 millions d'euros contribuera au développement de l'infrastructure qui doit former un maillon essentiel de l'exploitation de l'éolien offshore en mer du Nord.

L'île énergétique sera installée à 45 kilomètres au large de la Côte et s'étendra sur cinq hectares, dans la zone Princesse Elisabeth prévue pour la construction de nouvelles éoliennes. Elle hébergera presque exclusivement des infrastructures de transport, regroupera l'énergie produite par les nouvelles éoliennes offshore (3,5 gigawatts) et fera également office de hub pour de futures interconnexions - des lignes sous-marines à haute tension - avec la Grande-Bretagne et le Danemark.

La ministre de l'Energie, Tinne Van der Straeten, a souligné l'importance de ces interconnexions, notamment avec le Danemark, pour assurer l'approvisionnement de l'Europe en électricité. "Grâce à l'île énergétique, nous renforçons notre indépendance énergétique, nous diminuons nos factures et nous réduisons nos émissions de CO2", a-t-elle ajouté.

Fin des travaux en 2026

La construction de l'île nécessite un budget de 450 millions d'euros, dont 99,7 millions fournis par le fonds FRR (Facilité pour la reprise et la résilience) de la Commission européenne, créé pendant la pandémie afin de stimuler une économie européenne plus verte. Le subside européen permettra de construire la structure de l'île, composée de caissons en béton remplis de sable. Les travaux débuteront en 2024 et devraient se terminer en août 2026. L'installation de l'infrastructure haute tension suivra ensuite.

Pour l'instant, la procédure d'adjudication pour l'île, l'élaboration du rapport d'incidences environnementales, la préparation de la procédure de permis et la demande d'une concession domaniale sont en cours, précise Elia.

Un million d'euros sera par ailleurs destiné à des projets tiers qui contribuent à la biodiversité marine.

Le coût de l'ensemble des infrastructures, interconnexions et câbles compris, s'élève à deux milliards d'euros.

Le projet fait partie des plans du gouvernement visant à augmenter la capacité de l'énergie éolienne offshore de 2,2 gigawatts actuellement à 8 gigawatts en 2040.

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