"Pour le moment tout va bien, cela redémarre doucement", indique Robert Rouzeeuw, président de la délégation FGTB chez ArcelorMittal


LIEGE Les lignes de production de la phase à froid d'ArcelorMittal ont redémarré mercredi à 6H00, dans le bassin sidérurgique liégeois. "J'ai demandé à mes délégués de me tenir au courant de la reprise du travail sur les différents sites. Pour le moment tout va bien, cela redémarre doucement", indique Robert Rouzeeuw, président de la délégation FGTB chez ArcelorMittal. "On sent que la direction luxembourgeoise est embêtée qu'on redémarre. Elle s'attendait à une grève au finish. Elle avait déjà prévenu les clients..."


Toutes les lignes n'ont cependant pas repris. "Elles ne tournent pas toutes à 100%. Certaines sont à l'arrêt comme le TLB (train à large bande de Chertal)", signale David Camerini, président de la délégation CSC. "A ma connaissance, celles qui devaient redémarrer ont en tout cas repris dans les temps."


Par ailleurs, les syndicats rappellent qu'une délégation assistera au débat du Parlement wallon, à 10H30, et qu'une autre est en partance pour le siège de la Confédération générale du travail (CGT), à Montreuil (France), afin d'y rencontrer les responsables syndicaux des sites d'ArcelorMittal français et luxembourgeois. "Nous devons voir quelles actions nous pouvons faire ensemble", précise Robert Rouzeeuw. "Nous devons faire bouger les choses au niveau européen aussi, et à trois pays, c'est plus efficace de faire pression. L'important, c'est de sortir du groupe Mittal."

Les syndicats à Paris avant l'Europe

Une délégation de représentants syndicaux d'ArcelorMittal se rend à Paris mercredi matin avant de s'adresser à l'Europe dès la semaine prochaine. "Ensemble, la pression est plus efficace", affirment les représentants des travailleurs. Sept délégués syndicaux d'ArcelorMittal ont pris un train Bruxelles-Paris mercredi matin. "Avec nos camarades français, nous allons mettre en place différentes actions syndicales", a déclaré un des syndicalistes à l'agence Belga. Les organisations de travailleurs rencontreront, en fin de matinée, leurs homologues français de la CGT (Confédération Générale du Travail) au siège de ce syndicat, à Montreuil (est de Paris). "Le but est de coordonner nos actions tant au Parlement européen de Strasbourg qu'au siège d'ArcelorMittal à Luxembourg."

Les syndicats d'ArcelorMittal se rendront en effet mardi prochain au Parlement européen pour interpeller les mandataires politiques sur la suppression des 1.300 emplois dans le bassin sidérurgique liégeois et sur la situation vécue par les travailleurs français sur le site de Florange.

Le groupe ArcelorMittal a annoncé la suppression de sept des douze lignes de sa chaîne du froid la semaine dernière dans le bassin sidérurgique liégeois. L'annonce a provoqué un vif émoi tant parmi les travailleurs que chez les mandataires politiques en Belgique. Plusieurs milliers de travailleurs d'ArcelorMittal ont manifesté sous le coup de la colère vendredi dernier à Bruxelles et mardi à Namur pour interpeller les responsables politiques du pays.

© La Dernière Heure 2013