Les syndicats s'appuient sur ce rapport pour réaffirmer l'importance de suivre la piste d'un repreneur indépendant de Mittal

BRUXELLES Pour le bureau d'experts Syndex, consultant mandaté pour éclairer le comité d'entreprises européen d'ArcelorMittal, c'est bien la fermeture de la phase à chaud qui a fragilisé tout l'édifice en aval, peut-on lire dans le journal Le Soir mercredi.

En outre, le plan de modernisation des quelques lignes à froid restantes est jugé peu crédible par le bureau. Dans son rapport, Syndex pointe aussi la mauvaise forme actuelle du sidérurgiste, qui perd des parts de marché en Europe, due à sa stratégie. "Depuis la crise, les allocations de commandes ont favorisé d'autres sites au détriment de Liège", explique aussi le rapport.

Quant aux perspectives d'avenir, plusieurs raisons justifient certains doutes. Il y aurait d'abord, selon Le Soir, de grosses contraintes techniques d'approvisionnement des lignes sauvegardées par un seul laminoir à froid. Ensuite, le site liégeois perdrait sa spécificité: une production très diversifiée.

Enfin, diverses études tablent sur une reprise graduelle de la demande d'acier en Europe dans les deux ans. Mais, compte tenu de la fermeture des phases à chaud de Liège et Florange, ArcelorMittal serait alors incapable de suivre la demande et d'assurer un approvisionnement correct de ses lignes à froid. Et d'autres sites en tireraient le "bénéfice".

Les syndicats s'appuient sur ce rapport pour réaffirmer l'importance de suivre la piste d'un repreneur indépendant de Mittal.

© La Dernière Heure 2013