La nouvelle étude de la start-up note que de janvier 2017 à fin décembre 2021, le chiffre d'affaires des entreprises actives en Belgique dans l'économie circulaire, abolissant les déchets et fonctionnant en boucle, a progressé de 23% pour atteindre 321 milliards d'euros. Et de janvier 2019 à fin décembre 2021, le nombre d'entreprises actives dans le circulaire a crû de 35% à 52.000 alors que la population totale des entreprises dans le pays n'a augmenté que de 15%, à un peu plus de 800.000. Troisième enseignement: sur ces trois ans, le nombre d'emplois concernés a doublé, passant de 7,5% à 15% du total, soit à près de 600.000 emplois.

La rénovation immobilière est le secteur le plus actif dans l'économie circulaire, selon l'étude qui s'est notamment concentrée sur l'identification des métiers concernés. Les services techniques (réparation, installateurs de panneaux solaires, géomètres...) arrivent en deuxième position devant la vente au détail et en gros (car diminution du gaspillage et des déchets, magasins et rayons bio, etc.), la production (industrie bio, traitement de matières premières...) et les services (location de vélos et de voitures, espaces de stockage...). L'agriculture n'apparaît pas sur les radars d'Inoopa, car le secteur est trop peu digitalisé: pas assez de données disponibles.

La fédération des entreprises sociales et circulaires de la réutilisation, note toutefois que les calculs d'Inoopa, en reprenant des grands groupes dans leur totalité, peuvent tronquer la réalité. "Cela donne un chiffre d'affaires global astronomique. Il faudrait affiner la méthodologie pour arriver à distinguer ce qui est réellement circulaire et ce qui reste du domaine de l'économie linéaire", note le porte-parole Franck Kerckhof.