Une étude commandée par l'exécutif wallon propose de cibler les fonds européens 2014-2020 sur dix villes, dont huit sont à majorité PS et dont Namur, capitale wallonne, ne fait pas partie, un choix qui pourrait faire polémique, indique vendredi le journal L'Echo. 

Des discussions sont actuellement en cours en intercabinets au niveau wallon sur les répartitions des fonds européens (Feder) 2014-2020 et sur les axes à privilégier. Pour s'aider, l'exécutif wallon a commandé une étude au professeur Pagano de l'Université de Mons.

L'étude propose, dans ses conclusions, d'orienter la stratégie wallonne sur trois axes prioritaires: l'économie, l'innovation et l'intelligence territoriale, qui vise notamment à redonner aux pôles urbains leur rôle de moteur du développement économique durable en les rendant plus attractifs pour les citoyens, visiteurs et entreprises.

L'étude propose d'accorder la priorité de ces aides Feder à dix communes, dont huit sont à majorité socialiste (Charleroi, Herstal, La Louvière, Liège, Mons, Sambreville, Seraing et Tournai). Les deux autres sont Arlon (coalition PS-cdH) et Verviers (MR). Namur, capitale de la Wallonie, ne figure pas dans la liste, ce qui étonne son bourgmestre, Maxime Prévot (cdH).

Au niveau économique, l'étude préconise de prendre des mesures d'aides spécifiques pour stimuler les investissements dans les entreprises existantes ou en création.