L'argent permettra de financer le plan de restructuration de la compagnie, qui prévoit la suppression d'un quart des effectifs, soit environ 1.000 postes.

"Le plan de stabilisation gouvernemental permet à la compagnie aérienne belge de surmonter la crise sans précédent causée par la pandémie du coronavirus et de créer un avenir durable", indique vendredi Brussels Airlines dans un communiqué. Il "garantit la position de Brussels Airlines comme l'un des quatre hub airlines du groupe Lufthansa basés à Bruxelles", poursuit-on.

Le CEO de la compagnie belge, Dieter Vranckx, s'est dit "très reconnaissant" du soutien de sa maison-mère et du gouvernement. "Ces dernières années, Lufthansa a investi plus de 600 millions d'euros dans notre compagnie, pour permettre de rajeunir notre flotte, investir dans un nouvel intérieur de cabine, et ainsi augmenter notre compétitivité et réduire notre empreinte CO2. Aujourd'hui, Lufthansa nous donne les moyens de réaliser notre plan de redressement et offre à Brussels Airlines un avenir avec des perspectives à long terme."

La compagnie a repris ses activités de manière limitée le 15 juin, après près de trois mois d'interruption. Dans le courant du mois d'août, une soixantaine de destinations devraient à nouveau être desservies. En septembre, la capacité devrait revenir à 45%.

La crise sanitaire a touché près de 3 millions de clients de Brussels Airlines, selon son CEO. Les call centers ont été débordés, ce qui a suscité de nombreuses plaintes. M. Vranckx a reconnu cette "faible fiabilité" et présenté ses excuses dans un courrier aux consommateurs lésés. Il promet que le processus de remboursement sera "plus rapide et plus souple".