L'Allemand Carsten Spohr, patron du groupe Lufthansa, sera présent à Bruxelles vendredi pour s'entretenir avec le gouvernement belge au sujet de l'avenir de la compagnie aérienne Brussels Airlines, a confirmé le ministre des Finances Alexander De Croo (Open Vld) mardi dans un entretien télévisé.

En tant que maison-mère, Lufthansa joue un rôle crucial à cet égard, alors que mardi un large plan de restructuration de Brussels Airlines a été annoncé, avec la perte d'un millier d'emplois. Une aide de l'Etat est aussi nécessaire d'urgence, mais Lufthansa ne veut pas en entendre parler. "On peut difficilement dire: le gouvernement doit monter à bord d'une société privée, mais pour le reste nous n'avons aucune responsabilité. Ce n'est pas possible", a déclaré M. De Croo. "J'ai dit clairement à M. Spohr que nous devions nous voir à Bruxelles et nous allons le faire vendredi."

L'actionnaire principal Lufthansa reste intransigeant, mais M. De Croo espère qu'il sera "raisonnable". "A un certain moment, je pense que les besoins seront importants. Dans ce cas de figure, dans une négociation, aussi du côté allemand, je pense qu'il faut alors à un moment donné faire preuve de raison", selon le ministre belge. M. De Croo pointe aussi vers les négociations menées en parallèle entre Lufthansa et les gouvernements allemands et autrichiens. Une solution devra donc être dégagée "dans laquelle les trois pays convergent", estime encore M. De Croo. Il affirme avoir des contacts quotidiens avec ses homologues autrichiens et allemands. A noter que le journal La Libre Belgique a divulgué mardi soir que le groupe allemand Lufthansa avait rejeté la proposition d'aide de l'Etat belge formulée par le gouvernement, après avoir demandé un montant de 390 millions d'euros pour sauver l'entreprise.