"Si tu ne sais pas, Polutnik, ce que c'est 1.400 travailleurs, tu n'as qu'à regarder par la fenêtre"
CHARLEROI Quelque 2.000 travailleurs de Caterpillar Belgium, essentiellement des ouvriers, se sont rassemblés mardi midi pour une assemblée générale devant les bureaux administratifs de l'entreprise à Gosselies (Charleroi).

A l'issue de celle-ci, ils ont décidé d'occuper symboliquement l'avenue des Etats-Unis, qui borde le site, en référence à la nationalité de la maison mère américaine.

Les ouvriers ont quitté leurs postes de travail vers midi. Ils se sont ensuite dirigés vers la devanture des bureaux administratifs en reprenant quelques slogans comme "Qui doit payer? C'est pas nous, c'est les financiers" ou encore "Non aux licenciements".

Face aux bâtiments où se situe le bureau d'administrateur délégué de Caterpillar Belgium, Nicolas Polutnik, les trois syndicats ouvriers ont tour à tour pris la parole pour réaffirmer notamment leur volonté de refuser tout licenciement sec et dénoncer l'attitude des responsables de la société.

"Si tu ne sais pas, Polutnik, ce que c'est 1.400 travailleurs, tu n'as qu'à regarder par la fenêtre", a notamment crié Roger Lenoble, le président de la délégation syndicale. Selon lui, l'industrie reste en Europe un moteur de croissance que les syndicats entendent bien défendre.

"Chez Caterpillar, le coût horaire d'un travailleur est en dessous de la moyenne nationale", a affirmé Paul Fichera, le délégué principal CSC.

Les syndicats ne comptent pas par l'heure demander aux ouvriers de se mettre en grève. "Ralentir le travail est plus avantageux", a affirmé Ivan Del Percio, délégué FGTB à l'adresse des ouvriers. "Ainsi, ils nous paient pendant qu'on se prépare pour le combat syndical."

© La Dernière Heure 2013