Leurs prévisions de croissance sont ainsi passées de 78% en février-mars à 11% en juin, alors que, dans les 30 autres pays pris en compte, ces prévisions n'ont baissé "que" de 36 points de pourcentage (de 55 à 19%). La pandémie de Covid-19 a donc eu des conséquences majeures sur les entreprises belges, analyse PwC. Seulement 6% de celles qui ont été interrogées en février et mars derniers s'attendaient à une baisse de leurs revenus; un chiffre qui est passé à 67% en juin.

S'il apparait que la flexibilité liée à la crise sanitaire s'est traduite par une amélioration des performances, moins d'un tiers (28%) des répondants belges comptent adapter leur modèle d'entreprise à la suite de celle-ci, soit nettement moins que la moyenne européenne.

Cependant, quatre sondés sur dix en Belgique estiment qu'ils ont réussi à mieux faire face à l'impact du Covid-19 que leurs concurrents; une estimation légèrement supérieure à celle de leurs homologues européens (30%).

À noter aussi que seules 28% des entreprises belges interrogées ont indiqué avoir revu leur modèle d'entreprise, ce qui met en évidence un écart important par rapport à la moitié des 31 pays de l'UE qui en ont fait un point d'action.

Enfin, pour 72 % des entrepreneurs, la plus grande menace pour le développement des affaires dans la période à venir est le manque de personnel qualifié; un pourcentage nettement plus élevé que la moyenne des 31 pays de l'UE et des plus de 2.400 entreprises examinés (55%). La pandémie a aggravé le déficit de compétences, confirme ainsi l'étude de PwC. Plus de sept entreprises sur dix admettent d'ailleurs que le manque de talents clés limite leur flexibilité face aux disruptions, y compris les pandémies.