Economie

Les syndicats de Proximus rencontraient lundi à partir de 13h00 le Premier ministre Charles Michel pour faire le point sur le plan de transformation annoncé la semaine dernière par Proximus. 

Ce dernier prévoit la suppression de 1.900 emplois et l'engagement de 1.250 autres profils. "Il faut éviter à tout prix les licenciements secs. L'Etat, actionnaire majoritaire doit jouer son rôle", a souligné Stéphane Daussaint de la CSC Transcom au début de la réunion.

"Il faut que le gouvernement soutienne les travailleurs qui sont dans l'incertitude depuis sept jours", a déclaré un autre responsable syndical.

Les écologistes s'interrogent également sur la façon dont la direction de Proximus gère l'entreprise. Il leur paraît douteux qu'elle n'ait pas vu venir l'évolution numérique de la société. "Soit c'est un gros mensonge pour cacher les intérêts de l'actionnariat, soit c'est de l'incompétence. La question est posée. On nous donne une explication qui est celle de la digitalisation. J'ai du mal à croire que, chez Proximus, on soit aussi peu au fait de l'évolution de notre société pour avoir été mis devant le fait accompli de la digitalisation", a déclaré la co-présidente d'Ecolo Zakia Khattabi au micro de Bel-RTL.


Les Verts ne veulent pas entendre que le gouvernement serait démuni face au plan de "transformation" de Proximus. L'opérateur de télécommunication est une entreprise publique, détenue majoritairement par l'Etat qui peut demander la convocation d'une assemblée générale des actionnaires, soulignent-ils.

A leurs yeux, le gouvernement a failli dans sa mission de contrôle de l'entreprise. "Aujourd'hui, j'ai le sentiment que Charles Michel découvre que l'eau, ça mouille et qu'il est confronté aux limites du libéralisme, du tout à la privatisation et au marché", a ajouté Mme Khattabi.

Vendredi, le porte-parole du PS pour la campagne électorale, Paul Magnette, a lui aussi critiqué durement la direction de Proximus dont il a déploré "l'incompétence".