Ce mercredi, Proximus a communiqué à son personnel sur le projet de plan social en négociation avec les syndicats. Sur le site du Tijd, on peut lire que la direction de l'opérateur télécoms estime que le nombre de licenciements secs sera limité à 250. Les syndicats pensent quant à eux que cette annonce est trop optimiste et évoquent jusqu'à 500 licenciements secs possibles, écrit De Tijd.

Ces informations sont plus que tempérées par le syndicat SLFP. "A l'heure actuelle, il est impossible de connaître le nombre de licenciements secs car des offres de mobilité interne, de départs volontaires et en RCC (prépension, NdlR) dès 58 ans vont être faites à des membres du personnel et on ne sait pas s'ils vont les accepter", explique Jean-Claude Philippon, le président du SLFP Proximus.

"L'action des médiateurs sociaux (à l’œuvre depuis de nombreuses semaines dans les négociations sociales, NdlR) se terminera le 18 novembre. Ensuite, les organisations syndicales devront donner une réponse positive ou négative sur l'accord social qui sera sur la table le 27 novembre, lors d'une réunion de la commission paritaire", précise le syndicaliste.

Le plan social de Proximus ne se limite pas à des licenciements (1900 au départ mais réduit depuis à environ 1350). Il vise aussi à modifier les conditions de travail, à embaucher de nouveaux profils (le chiffre de 1250 nouveaux emplois est cité) et réintègre les syndicats dans certaines procédures.

La direction de l'opérateur télécoms justifie ce plan pour la nécessaire adaptation de l'entreprise à la digitalisation du secteur. Un argument dénoncé par certains syndicats et employés qui estiment que c'est un prétexte à une réduction des coûts.

À la suite de la communication de la direction, des mouvements de grogne pourraient survenir ce mercredi, selon De Tijd.