Economie

Depuis 2012, aucune banque n'échappe aux restructurations.

2012. Sauvée et rachetée par l’État belge en 2011, Belfius est la première banque à avoir amorcé un plan de licenciements.

En 2012, le groupe annonçait la suppression de plus de 900 équivalents temps plein à l’horizon 2016. En cause, des coûts trop élevés pour l’entreprise. En contrepartie, Belfius indiquait vouloir embaucher 250 jeunes pour diminuer les pertes d’emploi et créer de nouveaux postes.

2016. Quatre ans plus tard, c’est au tour d’ING d’être dans la tourmente. Cette fois, ce sont 1 700 emplois qui étaient menacés, pour des raisons similaires. Après de longues négociations avec les syndicats, ce chiffre est retombé à 1 107 départs, dont une bonne partie de manière naturelle ou volontaire.

2016. Quelques semaines après ING, Crelan suit le mouvement en présentant son plan de restructuration et la perte potentielle de 160 emplois sur les 810 que comptait le groupe à l’époque.

2019. En mars dernier, le séisme a cette fois touché BNP Paribas Fortis. Au cœur de la réforme présentée, la fermeture de 267 agences sur les 678 que compte la banque en Belgique. Au total, ce sont entre 2 600 et 2 800 emplois qui sont menacés. Encore une fois, on met de côté les licenciements secs en misant sur des départs naturels.

2019. La rentrée des classes sonne avec le retour d’un plan de licenciements dans le paysage bancaire puisque KBC parle aussi de la suppression de 1 400 jobs.

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