L'année écoulée a montré la fragilité de la nouvelle économie

BRUXELLES L'année 2000 aura été particulièrement chahutée pour l'investisseur. Entamée sur les chapeaux de roue le premier trimestre fut celui de l'explosion des cours des valeurs de la nouvelle économie , l'année boursière fut ensuite fréquemment soumise à de vastes mouvements de baisse. Plusieurs places financières le Nasdaq, par exemple affichent même actuellement des cours inférieurs à ceux d'il y a douze mois. Mais que les investisseurs se rassurent, `la bourse ne va pas s'écrouler´, estime William De Vijlder, Chief Investment Officer chez Fortis Investment Management. Certes, quelques nuages pourraient bien assombrir l'avenir boursier. Alertés par des bénéfices en baisse, les marchés pourraient miser sur un ralentissement économique et en quelque sorte amplifier le mouvement. Une remontée trop rapide de l'euro face au dollar ne serait pas, non plus, une bonne chose: les exportations européennes, véritable moteur de la croissance sur le vieux continent, pourraient en pâtir.

Globalement, William de Vijlder reste optimiste et estime que l'atterrissage de l'économie se fera en douceur. De plus, l'euphorie `colossale´ de 1999 a désormais fait place à une approche plus raisonnée, les investisseurs ne se ruant plus sur tout ce qui a un vague parfum de nouvelle économie.

Du coup, le Chief Investment Officer de Fortis Investment Management estime que 2001 sera l'année du retour aux valeurs sûres. Il privilégie en tout cas l'Europe par rapport aux USA. Les secteurs défensifs énergie, télécom, services financiers sont privilégiés sur le vieux continent. Télécommunications et software, par contre, sont sous-pondérés. W. De Vijlder conseille également de garder un oeil sur l'Asie émergente.