La Wallonie a dégagé 260 millions d'euros de manière structurelle pour la période 2021-2024 afin de revaloriser les travailleurs du non-marchand et, en particulier, ceux et celles des secteurs santé et social qui relèvent de sa compétence, a annoncé l'exécutif régional, vendredi, quelques heures après la fin de son conclave budgétaire.

"Ces travailleurs viennent de traverser une période inouïe et éprouvante. Beaucoup d'entre eux sont allés travailler la peur au ventre, certains ont directement été touchés par la maladie. Le gouvernement a donc décidé de revaloriser ces fonctions à haute valeur sociale ajoutée et de soutenir financièrement et durablement ces secteurs qui aident et soignent les autres", a-t-il expliqué.

Outre cette revalorisation salariale, l'enveloppe octroyée servira aussi à améliorer les conditions de travail en créant des emplois, ce qui permettra d'alléger la charge de travail du personnel.

Les modalités de répartition de ces 260 millions seront négociées avec les représentants des travailleurs et des employeurs. Un calendrier sera proposé aux partenaires sociaux dès septembre prochain.

"Après avoir applaudi nos héros durant la crise, les avoir épaulés du mieux possible, le gouvernement souhaite aujourd'hui leur témoigner de toute sa considération et leur apporter de meilleures conditions de travail", a souligné la ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale.

"Nous sommes satisfaits", a pour sa part réagi le chef de groupe du cdH au parlement wallon, François Desquesnes. "Nous avions déposé une motion demandant une prime de risques pour ces travailleurs dépendant de la Région il y a plusieurs mois déjà. Elle avait été refusée mais début juillet, le gouvernement avait laissé entendre que la porte était ouverte. Aujourd'hui, nous sommes heureux que le secteur ait enfin été entendu", a-t-il ajouté.

"Il faut toutefois que l'utilisation de cette enveloppe fasse l'objet d'une vraie consultation avec les acteurs de terrain", a conclu le député humaniste.