Le titre Interbrew poursuit sa dégringolade

BRUXELLES Le refus par les autorités britanniques du rachat du brasseur Bass par le groupe louvaniste Interbrew n'a pas fini de faire des vagues.

Jeudi, le ministre de l'Economie Charles Piquet sortait du bois pour expliquer qu'il allait demander un complément d'information à son collègue britannique et que cette décision `a pour effet immédiat de léser les seuls intérêts des sociétés Interbrew et Bass, alors que leur concurrent direct, la société britannique Scottish&Newcastle, est totalement préservée par cette décision et pourrait même, à terme, en bénéficier´.

Certains responsables du groupe brassicole belge, mis en cause pour leur légèreté, se sont aussi expliqués sur le fait qu'ils n'avaient pas fait inscrire une clause suspensive en attendant la décision de la commission de la concurrence, lors de l'acte d'achat. Une clause qui aurait pu leur éviter bien des soucis. Selon le porte-parole du groupe Interbrew, la société Bass refusait toute mention de ce type sous peine de rejeter définitivement la candidature du brasseur belge parmi les racheteurs potentiels.

Bref, les dirigeants savaient qu'ils couraient un risque mais le jeu semblait alors en valoir la chandelle. Depuis mercredi, le brasseur louvaniste déchante tout en tentant de trouver une parade qui lui éviterait de devoir revendre en toute hâte et donc avec une perte évidente son acquisition britannique.

Pendant ce temps, le titre Interbrew, introduit en bourse le 1er décembre dernier, continuait sa plongée. Après avoir perdu 25 % de sa valeur mercredi et plus de 2% jeudi, le titre était encore en recul vendredi de plus d'1,5% et rien ne laisse entrevoir une reprise à cours terme d'autant que tous les recours introduits jusqu'ici contre ce type de décision britannique n'ont jamais abouti. H. Le.