Le coût des mesures environnementales sur l'économie mondiale est estimé à 2.500 milliards de dollars sur les dix prochaines années, selon les calculs effectués par le groupe spécialisé dans l'assurance-crédit, Euler Hermes. 

Le secteur de l'énergie sera le plus durement touché, avec un coût estimé à 900 milliards de dollars. Le secteur de l'acier suit, avec 300 milliards de dollars. Le transport aérien et maritime sera, lui, confronté à un coût de 55 milliards de dollars.

L'inclusion d'un certain nombre de mesures non encore quantifiables, telles que la réduction des limites de vitesse des navires, de nouvelles réductions des plafonds d'émissions et des réglementations industrielles, pourrait avoir un impact financier supplémentaire. Les autres secteurs à risque comprennent l'automobile, les produits chimiques, les pâtes et papiers, le commerce de détail et la machinerie/fabrication, ajoute Euler Hermes.

Le groupe a analysé les mesures les plus importantes actuellement en vigueur ou en cours de discussion, en les regroupant dans les catégories suivantes: prix du carbone, règles en matière d'énergie et d'efficacité énergétique, réglementations en matière de mobilité et taxes, amendes et prélèvements spécifiques aux secteurs industriels.

Alors que s'ouvrait lundi à Madrid la conférence sur le climat de l'Onu (COP25), les discussions autour de ces mesures sont encore loin d'être finies puisque les États membres de l'Union européenne ne sont pas encore d'accord sur l'objectif de neutralité carbone d'ici 2050. Les 28 devraient aborder la question au cours du sommet européen des 12 et 13 décembre.

En cas de réglementation stricte, les secteurs pointés par Euler Hermes seraient alors invités à s'y plier et à consentir quelques efforts financiers, mais d'autres domaines de l'économie pourraient profiter de la transition énergétique, à l'instar des énergies renouvelables.