A la veille du comité de concertation, où le fédéral et les Régions discuteront de mesures de relance, le MR a rappelé sa volonté de diminuer la TVA sur l'électricité de 21 pc à 6 pc. Présentée lors du dernier conclave par le vice-premier ministre sp.a, Johan Vande Lanotte, la mesure a suscité publiquement les réticences du CD&V et son examen a finalement été confié à un groupe d'experts.

Plusieurs journaux ont fait état des conclusions de celui-ci. Si la proposition permet en effet de réduire le prix de l'électricité et de ralentir la progression de l'index, les experts se montrent plus circonspects sur la création d'emplois que les prévisions entendues jusqu'ici: 7.930 au lieu de 10.790. La mesure affecterait également les finances publiques à concurrence d'1,5 milliard d'euros sur 5 ans et entraînerait une hausse des émissions de CO2.

Le MR continue à défendre la mesure. "C'est aussi une occasion à saisir immédiatement pour augmenter le pouvoir d'achat des citoyens à l'heure où les dépenses énergétiques représentent une lourde charge financière dans le budget des familles. Concrètement, le MR veut diminuer la TVA sur l'électricité. Cette mesure aura un effet direct sur l'emploi et le pouvoir d'achat", a souligné le président du parti, Charles Michel dans un communiqué.

Selon le vice-premier ministre, Didier Reynders, "deux partis y étaient opposés". Ce dernier ne les cite pas nommément mais, à bonne source, l'on indiquait qu'il s'agissait tant du CD&V que du PS. Le mois passé, interrogé sur les plateaux de télévision, le président des socialistes francophones, Paul Magnette, avait appelé les autres partis à ne pas faire de cette mesure "un totem" autour duquel partisans et adversaires se déchireraient.

"Nous remettons ce dossier sur la table à l'occasion du comité de concertation et mettrons tout en oeuvre pour tenter de les convaincre que c'était une bonne mesure", a ajouté M. Reynders.