Dean n'aura pas soufflé le chaud et le froid sur le marché pétrolier malgré son passage dans le golfe du Mexique

BRUXELLES En suivant la trajectoire de Dean, les marchés financiers ont, à l'inverse du cyclone, retenu leur souffle durant le week-end. En effet, la tempête devait, après avoir balayé le sud de la Jamaïque, se diriger vers les côtes du Yucatan en traversant le Golfe du Mexique (voir article ci-contre).

Là où ce trajet posait problème c'est que le golfe du Mexique est parsemé de nombreuses plates-formes pétrolières exploitant les ressources sous-marines de l'endroit. Le passage du cyclone devrait évidemment mettre à mal cette production et peser sur les cours internationaux du pétrole. De cette manière, le cyclone pourrait avoir une conséquence directe sur notre portefeuille avec une augmentation des prix du carburant.

Il s'agissait là du scénario du pire qui ne se produira plus que probablement pas. En effet, la production du golfe du Mexique représente à peine 1 % de la production mondiale d'or noir, autant dire une goutte d'eau. L'interruption, même momentanée, de cette production n'entraînera donc pas un déséquilibre mondial. Le seul risque concerne les stocks stratégiques américains qui sont à un niveau très bas et qui peuvent puiser dans cette production proche de chez eux.

Au final, le passage de Dean à cet endroit sensible a ravivé le souvenir financièrement catastrophique de Katrina mais rien de plus. Le Brent est même repassé ce lundi sous la barre de 70 dollars sur les marchés internationaux.

Preuve s'il en est que les marchés financiers sont bien plus préoccupés par la crise provoquée par l'explosion de la bulle des crédits aux Etats-Unis que par les dégâts que peuvent provoquer les catastrophes naturelles de par le monde...



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