En juin, 8% des indépendants en activité principale ont demandé le droit passerelle afin de surmonter la crise du coronavirus, soit six fois moins qu'en mai (46,2%), avril (49,6%) et mars (47,5%), constate l'entreprise de services de ressources humaines Acerta sur base des données de 280.000 indépendants. 

Cette forte baisse est liée au déconfinement progressif qui a permis à bon nombre d'indépendants de redémarrer leurs activités.

Pour autant, le droit passerelle reste pertinent, juge Acerta, car certaines activités, dans le secteur événementiel par exemple, ne peuvent toujours pas reprendre et certains indépendants ne peuvent pas recommencer à travailler, par exemple car les mesures de sécurité relatives au coronavirus ne sont pas réalisables pour eux. "Tout indépendant qui était tenu de fermer jusqu'au 3 mai ou plus et qui, depuis le redémarrage, enregistre une perte de chiffre d'affaires d'au moins 10% peut encore bénéficier d'un coup de pouce au moyen du droit passerelle", rappelle le spécialiste des ressources humaines.

Acerta évalue positivement la mesure du droit passerelle, même s'il est encore trop tôt pour savoir si elle suffira à éviter des faillites.