Quelques heures après l’annonce du concordat, Lernout et Hauspie replonge dans le noir

BRUXELLES Une seconde enquête pour blanchiment, menée cette fois par la justice gantoise, a été ouverte contre les pratiques de la firme Lernout & Hauspie, a annoncé samedi le journal Financieel Economische Tijd (FET).
Une enquête similaire est déjà menée à Ypres, la ville qui accueille le siège social de L&H, leader mondial des technologies de reconnaissance vocale,.
Toutes deux sont menées à la demande de la Cellule de Traitement des Informations financières (CTIF), l’organisme antiblanchiment qui centralise les données fournies par les institutions financières belges sur des transactions suspectes.
Selon le quotidien néerlandophone, la CTIF a reçu à la mi-novembre dernier des indications faisant état de l’échange de documents financiers par Pol Hauspie, l’un des dirigeants de la société, pour une valeur de trente millions de francs. C’est la raison pour laquelle la première enquête a été ouverte par le parquet d’Ypres.
Peu après, la CTIF a eu vent d’une transaction suspecte d’un montant de plusieurs dizaines de millions de francs effectuée par un certain Tony S., impliqué dans la mise sur pied du réseau des petites entreprises de L&H en Asie du sud-est.
Tony S. habitant Gand, la justice de cette ville a ouvert une enquête à son tour précise le FET, qui affirme avoir eu confirmation de cette information auprès du parquet gantois.
Le groupe L&H est virtuellement en faillite depuis fin novembre, ses banques créancières ayant exigé le remboursement immédiat de 430 millions de dollars (483 millions d’euros) de crédits.