Un projet de loi visant à supprimer les éco-chèques et les chèques-repas a été déposé au Sénat en juillet. "Ces chèques pourraient être supprimés dès l’année prochaine", a réagi hier le sénateur Open VLD Rik Daems dans Het Nieuwsblad op Zondag.

"Il semble qu’une majorité se dégage enfin sur ce projet de loi. Il n’y a plus qu’à avancer, affirme le sénateur. Un vote pourrait intervenir en octobre. Par conséquent, le système des chèques-repas et des éco-chèques pourrait être supprimé dès l’année prochaine", avance-t-il.

L’idée est de supprimer les chèques-repas et les éco-chèques pour verser leur montant aux travailleurs conjointement à leur salaire. Ceci reviendrait "à réduire de 80 millions les charges des entreprises", a affirmé Johan Vande Lanotte, ministre de l’Économie.

L’association VIA, qui représente les intérêts des entreprises émettrices de titres prépayés, voit dans cette suppression des "conséquences économiques et sociales graves" pour les travailleurs et entreprises belges.

Les employés, les commerçants et les restaurateurs seront touchés par cette suppression, estime VIA, selon qui les titres-repas sont aujourd’hui utilisés dans 70.000 entreprises et concernent plus de 1,6 million d’employés.

Les commerçants sont soulagés, affirme Comeos

"Les commerçants belges se félicitent du fait que le gouvernement envisage de remplacer les chèques-repas par un salaire net supplémentaire", a affirmé lundi la fédération sectorielle Comeos selon laquelle "ce système coûte de l'argent, aussi bien à l'employeur et à l'utilisateur qu'au commerçant qui reçoit les chèques." "Cela fait déjà très longtemps que nous demandons que le système des chèques-repas, lourd et coûteux, soit remplacé par un salaire net supplémentaire", a rappelé Dominique Michel, l'administrateur délégué de Comeos, dans un communiqué.

Selon ce dernier, la mesure n'aura en outre "aucune incidence négative pour le commerce". "Je lis que dans notre secteur, des milliers d'emplois passeraient à la trappe si nous supprimions le système des chèques. C'est sans aucun fondement", a poursuivi M. Michel.

"Les chèques-repas constituent un système artificiel visant à rémunérer les travailleurs, qui coûte des dizaines de millions d'euros par an. Ces millions peuvent être injectés directement dans l'économie, ce qui est bien évidemment tout bénéfice pour le consommateur", a-t-il conclu.

Les chèques-repas et les éco-chèques pourraient disparaître dès l'année prochaine, un projet de loi en ce sens ayant été déposé au Sénat en juillet.