L'UE a autorisé vendredi le rachat du fabricant du Botox, l'irlandais Allergan, par le laboratoire pharmaceutique américain AbbVie, subordonnant toutefois son feu vert à des conditions pour dissiper ses craintes en matière de concurrence.

Pour obtenir le feu vert de l'UE, AbbVie a proposé de céder un produit, baptisé le "brazikumab", actuellement en cours de développement par Allergan et destiné au traitement des maladies inflammatoires de l'intestin.

"Ces engagements répondent aux préoccupations en matière de concurrence" de la Commission européenne, a-t-elle estimé dans un communiqué.

Cette dernière avait en effet constaté que les activités d'AbbVie et d'Allergan se chevauchaient dans les traitements biologiques des maladies inflammatoires de l'intestin.

Or, en cas de moindre concurrence dans ce secteur, les patients auraient eu un choix de produits moins étendu et les prix auraient pu monter, ce dont auraient aussi pâti les systèmes de santé.

Le nom de l'acquéreur du "brazikumab" qui poursuivra son développement, assurera sa fabrication et sa commercialisation à l'échelle mondiale, n'est pas encore connu.

AbbVie avait annoncé le 25 juin 2019 débourser 63 milliards de dollars pour s'emparer d'Allergan, une transaction qui reflète la course à la taille à coups de fusions-acquisitions dans un secteur bousculé par les génériques et les biotechs.

Ce mariage donne naissance à un groupe générant environ 48 milliards de dollars de chiffre d'affaires annuel et présent dans 175 pays, avec un portefeuille de médicaments comprenant notamment le Botox et Humira, traitement contre la polyarthrite rhumatoïde considéré comme le plus vendu au monde.