Economie

Le ministre de l'Emploi Kris Peeters (CD&V) appelle les médiateurs à poursuivre leur travail au sein de l'entreprise Skeyes (ex-Belgocontrol), de manière à "parvenir le plus rapidement possible à un accord" entre la direction et les contrôleurs aériens, communique samedi sa porte-parole, alors que le conflit perdure depuis de longues semaines.

Un conseil d'administration extraordinaire se rassemblera sous peu, sans doute lundi, ajoute-t-elle, un nouveau développement dont le ministre du gouvernement démissionnaire "prend acte".

Des actions syndicales (SLFP et CSC), avec grèves, avaient débuté en mars parmi le personnel de Skeyes. La CSC-Transcom, notamment, mettait en avant un cahier de revendications comptant une vingtaine de points de désaccord.

Les contrôleurs aériens avaient suspendu leurs actions syndicales à la toute fin du mois de mars, pour laisser ses chances à un processus de conciliation entamé avec deux médiateurs sociaux du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale. La charge de travail, les horaires, et d'autres points sont au centre des tensions.

Depuis, l'espace aérien a cependant régulièrement été fermé durant plusieurs heures, de nuit, à cause de travailleurs du service de nuit se déclarant malades. Ces perturbations ont fortement impacté certaines entreprises actives depuis le tarmac de l'aéroport de Liège, principalement axé sur le transport cargo et dont les vols se poursuivent durant la nuit.

Vendredi, à la suite d'une action de deux de ces sociétés, LACHS et CAL, le juge des référés du tribunal de l'entreprise de Liège a imposé à Skeyes d'assurer son service jusqu'à lundi matin 09h00, sous peine d'une astreinte de 250.000 euros par heure d'interruption. Samedi, l'entreprise publique autonome ne souhaitait pas réagir à cette décision du juge.