Economie

L'action du voyagiste britannique Thomas Cook s'est effondrée vendredi, perdant plus de 20% de sa valeur.

L'entreprise a confirmé qu'elle avait besoin de 200 millions de livres de plus que les 900 millions annoncés précédemment, soit un total équivalent à 1,2 milliard d'euros.

Thomas Cook croule sous les dettes, mais un plan de sauvetage a été annoncé. L'actionnaire principal, le chinois Fosun, et des créanciers vont injecter des fonds.

Les discussions quant à cette recapitalisation sont en cours. Mais en attendant, le voyagiste suffoque et les voyageurs pourraient en subir les conséquences. Selon la presse britannique, Thomas Cook négocie un accord avec ses créanciers pour, purement et simplement, tenter de survivre.

Tout a commencé à Sharm el-Cheikh

Thomas Cook a été le pionnier des voyages organisés - en commençant par une expédition Temperance de Leicester à Loughborough en 1841.

Il a prospéré pendant la seconde moitié du 19e siècle et, malgré les guerres mondiales, a prospéré pendant une grande partie du 20e siècle.

En 2007, le groupe a fusionné avec Mytravel, l'une des plus grandes agences de vacances en Europe, avec des activités en Allemagne, en Scandinavie, en Russie et ailleurs.

Mais l’échelle et la marque la plus forte dans le domaine des voyages ne garantissaient pas un succès durable. Le parfum de crise s'est fait sentir lorsque les avions de la compagnie ont été cloués au sol dans l'incertaine Egypte en proie à des attaques dans les sites touristiques.

L'épineux dossier du Brexit n'a fait, lui, qu'accentuer une crise déjà bien entamée notamment en 2011, lorsque TUI, son grand rival, a tout cassé la baraque en élargissant ses offres sur le marché du tourisme.

En fait, Thomas Cook ne réussit pas à se trouver une place confortable dans le secteur et peine à se distancier de rivaux comme TUI. En maintenant des offres haut de gamme dans un secteur où le low cost est roi, il s'est tiré une balle dans le pied. Ou plutôt dans l'aile.