Lundi, le patron de Tesla a menacé dans un document officiel de retirer son offre d'acquisition du réseau social qui, selon lui, "résiste activement" à ses demandes d'informations sur les spams et comptes robotisés, ce que réfutait la plateforme.

Mais le conseil du groupe californien devrait fournir au multimilliardaire "un flot de données comprenant les quelques 500 millions de tweets publiés chaque jour", peut-être dès cette semaine, d'après un article du quotidien américain paru mercredi.

Le Washington Post fonde cette information sur une source anonyme, au courant des négociations. Contacté par l'AFP, Twitter a refusé de commenter.

Elon Musk a déposé en avril une offre de rachat de Twitter pour 44 milliards de dollars, après de nombreux rebondissements, de son entrée au capital sans crier gare à des séries de messages très critiques du réseau social.

Mi-mai, il a annoncé suspendre l'accord passé avec le CA (avant de réaffirmer son intention d'acheter la plateforme), faisant valoir ses doutes sur les données transmises par Twitter sur les spams et les faux comptes, ainsi que les mesures prises pour en limiter la prolifération.

L'accord de rachat oblige l'entrepreneur à mener à bien la transaction, à moins qu'il ne parvienne à prouver que le réseau social ne l'a trompé ou qu'un événement majeur ne change sa valeur.

Les deux parties se sont engagées à verser une indemnité de rupture pouvant aller jusqu'à un milliard de dollars dans certaines circonstances.

Twitter estime que le nombre de faux comptes et de spams sur le réseau social représente moins de 5% de ses utilisateurs actifs quotidiens.

Mais Elon Musk affirme que la méthodologie employée par la plateforme n'est pas "adéquate" et qu'il doit mener sa "propre analyse".

À la Bourse de New York, l'action de Twitter oscillait autour des 40 dollars mercredi, bien loin du prix de 54,20 dollars proposé par l'homme le plus riche du monde en avril.