Economie

La direction d'Henrad a annoncé mercredi son intention d'arrêter sa production de radiateurs et ses activités logistiques à Herentals (province d'Anvers), une décision qui pourrait entraîner la suppression de 113 emplois sur un total de 171.

Le marché des radiateurs en Europe de l'Ouest est confronté depuis 2006 à un recul structurel constant, souligne l'entreprise dans un communiqué.

Même si la part de marché d'Henrad a augmenté au cours de cette période, cela n'a pas compensé le recul constant des volumes, ajoute-t-on.

Les principales raisons de ce recul sont le remplacement du chauffage central classique par de nouvelles technologies, le renforcement des normes d'isolation et la baisse des projets de construction et de rénovation, explique Henrad.

"Le problème est que nos usines affichent une surcapacité importante", souligne Bart Maris, Managing Director de l'entreprise, qui appartient au Britannique Ideal Stelrad Group (ISG).

Le personnel consterné et incrédule 

Le personnel d'Henrad a réagi avec consternation et incrédulité à l'annonce faite mercredi par la direction de son intention d'arrêter sa production de radiateurs et ses activités logistiques.

Les syndicats s'interrogent sur l'opportunité de fermer une deuxième entreprise campinoise bénéficiaire en une semaine, en référence au site de Heinz à Turnhout qui mettra la clé sous la porte d'ici la fin de l'année. "Des bénéfices supérieurs à 10%, une très grande flexibilité et un investissement total du personnel n'apportent plus aucune garantie dans ce monde de maximisation des profits", déplorent la FGTB et la CSC dans un communiqué commun.

Si des mesures ne sont pas prises rapidement en matière de coût salarial, il ne restera bientôt plus beaucoup d'industries en Belgique, prévoit la CSC Métal.