L’Edito : Pourquoi la hausse de l’inflation est plus inquiétante que celle des infections

Une humeur d'Alexis Carantonis.

L’Edito : Pourquoi la hausse de l’inflation est plus inquiétante que celle des infections
©D.R.

Deux chiffres occupent bon nombre de discussions agitées et anxieuses, ces dernières heures.

Le premier chiffre concerne l'énième poussée des contaminations Covid : près de 40 % d'augmentation en une semaine, avec 3 826 cas positifs détectés, la majorité d'entre eux infectés par le sous-variant BA.5, dont on n'a pas fini de parler. De quoi foutre en l'air l'été ? Pas si vite : si la tendance est à suivre de très près, BA5 ne contredit pas la dangerosité moindre d'Omicron, avérée et établie. Pour preuve : si les admissions à l'hôpital augmentent fort (+32 % par jour en moyenne en une semaine), le chiffre total des hospitalisés Covid (1 283) reste totalement gérable. Celui des patients qui en souffrent gravement est même infime : 72 occupants de lits en soins intensifs, pour tout le pays. De la vigilance, de la prudence, du bon sens, évidemment. De la panique, de l'anxiété et des décisions arbitraires et non fondées, non merci, on a donné durant deux ans.

Le second chiffre du jour est à nos yeux plus inquiétant. Parce qu'il est plus gros que prévu, plus vite que prévu. Et qu'il augure d'une crise du pouvoir d'achat qui n'a pas fini de grossir. L'inflation, pour le mois de juin, s'est élevée à 9,65 %, ce qui n'était plus arrivé depuis 40 ans. Et ce n'est pas fini : le risque est réel que le thermomètre de la fièvre inflationniste affiche 12 voire 13 %, au moment de boucler 2022… Très concrètement, cette poussée inflationniste, c'est : des pleins d'essence à 120 €, de plus en plus de factures d'énergie impayées, des familles qui se sous-alimentent.

Sciensano ne chiffre pas les conséquences dramatiques de cette crise-là. Elles ne sont pas pour autant moins graves, bien au contraire.

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