Ferrero, Barry Callebaut: quand manger peut rendre malade

Un édito signé Jean-Marc Ghéraille.

Ferrero, Barry Callebaut: quand manger peut rendre malade
©PHOTONEWS

Ferrero à Arlon en avril et maintenant Barry Callebaut en juin. Deux usines de fabrication de chocolat en quantités industrielles à l’arrêt total en si peu de temps en Belgique, cela fait tache. Cela pose surtout question sur cette production poussée à son extrême et cette volonté de faire du profit. Encore heureux que, contrairement à l’usine Ferrero qui a tardé à divulguer ses problèmes, l’entreprise flamande a visiblement stoppé les machines avant que le venin de la salmonelle ne se propage dans les populations des consommateurs. C’est déjà ça.

Car, n'ayons pas peur de le dire, cette épidémie est inquiétante car elle touche aux produits que vous et moi, nos enfants et nos parents, consommons de manière quotidienne. Sans tomber dans un hygiénisme exacerbé qui n'a pas de sens, tomber malade ou, pire, mourir d'avoir dégusté un œuf en chocolat ou une praline risque de faire grimper une psychose dont nous n'avons pas besoin. Trop de sel (et de sucre) dans les plats préparés, de la salmonelle dans le chocolat, de la dioxine dans les poulets, des vaches folles : nous ne sommes plus très éloignés de Tricatel, cet industriel qui voulait inonder les gens de nourriture infecte et aux origines douteuses dans l'inimitable L'Aile ou la Cuisse. Si Jean-Pierre Coffe, chantre de la défense des produits du terroir, revenait sur la planète "food" en 2022, il ne serait pas en manque de coups de gueule.

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