La solution pour le stade national : gagner à l’Euromillions

La Dernière Humeur par Jean-Marc Gheraille

La solution pour le stade national : gagner à l’Euromillions
©IPM/ Pirard

Nicola Sirkis, l’éternel ado aux cheveux hirsutes, a fêté les 40 ans de son groupe Indochine en effectuant une tournée de six stades. Marseille, Paris, Lyon, Bordeaux et… deux fois Lille où les fans belges se sont précipités. Malgré son attachement profond à la Belgique, il a dit niet au stade Roi Baudouin. Après avoir assisté au Central Tour au stade Pierre Mauroy, nous comprenons mieux. 68 000 personnes dans une enceinte moderne et fonctionnelle. Des places de parking en veux-tu en voilà et moins d’une heure pour s’en extraire (contre parfois… trois, du trop célèbre parking C du Heysel), des transports en commun en suffisance (pas comme lors de la dernière finale de la Croky Cup où des passagers ont dû attendre des plombes pour intégrer une rame de métro bondée), un son qui ferait pâlir le concierge de ce bon vieux Heysel, un confort des sièges…

De quoi avoir les boules de ne pas posséder au pied de l’Atomium un outil de cette envergure dans, rappelons-le au cas où, la capitale de l’Europe et siège de l’Otan.

Nous en revenons au monstre du loch Ness du stade national. Mal emmanché par Bruxelles et torpillé par la Région flamande, le projet a disparu dans les oubliettes d’une Belgique qui s’effrite. D’autant plus qu’un stade national coûte bonbon, nous dit-on. Soit. Mais l’aura de tels rendez-vous doit pouvoir se combiner avec une gestion intelligente public/privé. À moins que la solution ne provienne d’un gain pharaonique à l’Euromillions…

Redevenons sérieux. Après avoir loupé l’organisation du match d’ouverture de l’Euro 2020, la Belgique, ou plutôt la Wallonie parce que la Flandre s’en fiche, serait sur le point de perdre un autre rendez-vous sportif de réputation mondiale : le Grand Prix de F1. Pauvre Belgique.

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