L'Édito: le Tour à Binche, c’est la fête nationale

Un édito signé Jean-Marc Gheraille.

L'Édito: le Tour à Binche, c’est la fête nationale
©D.R.

En sport comme dans la vie, il ne faut pas gâcher son plaisir. Il faut le savourer, en profiter. Car il n’est jamais garanti et peut parfois être très éphémère. Le passage, mieux l’arrêt, du Tour de France en Belgique est et reste un moment unique. Pour celles et ceux qui s’amassent au bord de la route pour voir passer le peloton. Furtivement. La caravane publicitaire plus longuement. Mais aussi pour la ville de départ ou d’arrivée qui, subitement, trouve sa place sur la carte du monde.

Nous avons tous en mémoire le mémorable et très émotionnel Grand Départ de la Grande Boucle à Bruxelles en 2019. La capitale avait brillé de tous ses éclats populaires pour un hommage (inter) national au roi Eddy Merckx, vainqueur de 5 Tours (entre autres) et véritable fierté nationale.

Les retombées du Tour ne se calculent pas forcément le jour J même si des milliers de touristes affluent. C’est un investissement, financier puisqu’être ville du Tour n’est pas gratuit, mais rentable. Souvent sur le long terme.

Car le Tour n’est pas uniquement une histoire de maillots jaune ou vert. Celles et ceux qui sont incapables de citer le nom de cinq coureurs s’y intéressent. Pour les paysages, pour l’ambiance, pour les noms improbables de ces milliers de bourgades traversées, pour les spécialités locales. Aujourd’hui, Binche est le centre du monde. Et pas pour son carnaval.

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