L’Edito: Boris Johnson, la défaite du nombrilisme

Un Edito signé Alexis Carantonis.

L’Edito: Boris Johnson, la défaite du nombrilisme
©.D.R./AFP

C’était too much. Même pour lui, accroché à son poste comme un corgi derrière la traîne de la robe de sa Queen. Boris Johnson, acculé, a fini par céder à l’évidence : il ne pouvait plus gouverner. Aux scandales à répétition, aux "oublis" et compromissions, aux bourdes, s’est jointe la fronde de son propre camp, d’abord de ses députés, ensuite de son gouvernement. Ils n’étaient pas moins de 50, un record, dans ses rangs, à avoir démissionné ces derniers jours… Intenable.

Il n'y a pas lieu de se réjouir ou non pour un peuple dont nous ne faisons pas partie, mais il y a quelque chose de rassurant dans ce dénouement. Animal politique hors-pair, homme certainement brillant et aimé (il n'a jamais connu de défaite électorale), BoJo est aussi l'une des plus flagrantes incarnations de la prise de distance avec la vérité et de l'opportunisme politique. N'oublions jamais que Johnson, ex-journaliste à Bruxelles, a fait sienne la lutte pour le "Brexit" davantage par créneau électoral que par conviction… On en voit aujourd'hui le résultat.

Obsédé par le pouvoir, le conservateur est de ces hommes qui s'estiment au-dessus des lois qu'ils érigent pour d'autres. Le Partygate, où il faisait la fête en plein confinement alors que son peuple était empêché d'enterrer ses morts en famille, restera le symbole de ce nombrilisme ashamed, installé trois années à Downing Street.

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