Prix de l’immobilier: comment diable se logeront les enfants de nos enfants?

Un édito d'Alexis Carantonis.

Prix de l’immobilier: comment diable se logeront les enfants de nos enfants?
©D.R.

Le chiffre va faire le bonheur des proprios. Et terroriser tous ceux qui rêvent de le devenir. En 5 ans, le prix moyen d'une maison à Bruxelles est passé de 416 000 à 565 900 euros. 150 000 euros dans la vue, en moins de 2 000 jours : la parisianisation du prix des biens de notre capitale est en marche.

Aujourd’hui déjà, ce constat est terrible pour les jeunes Bruxellois attachés à leur ville, qui y ont grandi et rêvent d’y rester pour y fonder une famille. Et qui sont contraints à une migration vers la périphérie (wallonne et flamande, où les prix s’envolent aussi, mais moins vite), dont le rayon d’accueil se fait de plus en plus large. C’est le lent exode d’une population bruxelloise qui dispose d’un pouvoir d’achat et contribue, mais qui n’a pas les moyens de déposer un demi-million pour acheter un bien avec un lopin de terre et un peu de place pour les gamins. Et se voit contrainte de devenir ce navetteur qu’elle a longtemps raillé…

Mais le pire est pour demain et après-demain. Quelles possibilités d’accès à la propriété seront offertes à nos enfants et aux leurs, alors qu’en parallèle de la flambée des prix des biens, les conditions d’octroi de crédit se durcissent sans cesse (taux plus élevés, apport de plus en plus important) ? Une certitude, d’une cruelle injustice : mieux vaudra être bien né, ou réussir très vite…

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