Bornes de recharge: mais qu’attend donc la Wallonie?

La Dernière Humeur par Yannick Natelhoff

Bornes de recharge: mais qu’attend donc la Wallonie?
©FLEMAL JEAN-LUC

C’est désormais une quasi certitude : l’électromobilité fera, demain, partie de notre quotidien à tous. Exit les moyens de transport propulsés aux carburants fossiles. Place à l’électricité ou à l’hydrogène qui, s’ils n’ont pas la qualité d’être 100 % propres dans leur mode de production, le sont toutefois au moment de leur utilisation puisqu’ils ne rejettent aucun polluant dans l’atmosphère. Mais parmi les freins à l’acquisition de véhicules électriques, figure le faible nombre de bornes de recharges publiques. Voire carrément l’absence totale dans les coins les plus reculés du pays.

Pour pallier cela, la Flandre - comme souvent - se veut plus proactive que ses voisins du sud. Pour accélérer la transition électrique, elle impose aux nouvelles constructions, ainsi que celles rénovées en profondeur, l’installation d’une borne en guise de charge urbanistique. Au sud du pays, le gouvernement ne semble visiblement pas comprendre que l’avenir sera électrique. Et ne fait donc rien ou presque pour favoriser l’installation de bornes de recharge. Ni en l’imposant comme charge urbanistique, ni en mettant sur pied des incitants fiscaux pour inviter les privés, entreprises ou citoyens, à s’équiper de telles bornes. Même la réforme fiscale, prônée par le ministre wallon de la Mobilité Philippe Henry et taxant plus fortement les véhicules lourds, semble défavoriser les véhicules électriques, lestés d’encombrantes batteries.

La Wallonie devrait sans doute retirer ses œillères pour, enfin, prendre le train de l’électrique sous peine, dans quelques années, de se faire pointer du doigt par une Flandre qui aura, comme souvent, raison. Et qui aura un argument de plus pour réclamer son autonomie.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be