Soyons de bonne composition, nous parlons ici des Verts français. Lors des dernières élections municipales, plusieurs grandes villes ont élu un maire écologiste. À peine installés, ils tirent à boulets rouges non pas sur les automobilistes (ce serait plus logique) mais sur… le Tour de France. Rennes et Nathalie Appéré ont refusé d’accueillir le Grand Départ 2020 en remplacement de Copenhague et Grégory Doucet, alors que le Tour débarque dans sa ville de Lyon… aujourd’hui, y a été dans sa diatribe anti-Tour. Polluant, machiste, sexiste. Nous en passons et des pires.

Quelle mouche a piqué ces énergumènes ? Depuis des années, l’organisateur du Tour de France multiplie les efforts pour restreindre l’empreinte carbone de l’épreuve (voitures hybrides, gestion des déchets…) et vient de réinstaurer un (simili) Tour féminin. Les nouveaux élus, qui parlent à une frange très sectaire de leurs électeurs, font un mauvais procès à une compétition qui plaît aux gens (c’est d’ailleurs le côté populaire et pas assez élitiste qui doit les gêner…) et qui contribue à améliorer l’image des villes et villages mais aussi à la promotion de l’usage du vélo. Celui-là même que les Ecolos aimeraient voir envahir nos villes. Ces attaques ad nominem n’ont aucun sens et leurs électeurs d’un soir, la plupart en tout cas, n’ont pas donné leur voix pour un tel combat inutile.

Même si des critiques ou des remarques peuvent être émises quant à la gestion anarchique des pistes cyclables et plus globalement sur la politique de mobilité à Bruxelles, les élus de la capitale ont, eux, été les premiers à applaudir le Grand Départ du Tour en 2019 en l’honneur d’Eddy Merckx.