13 novembre 2015-22 mars 2016. 130 jours ont passé. La même horreur. La même haine aveugle et meurtrière. Du terrorisme lâche dont l’unique but consiste à faire un maximum de victimes. 

La Belgique avait pleuré et soutenu Paris et ses 130 victimes. Aujourd’hui, c’est chez nous, au cœur de notre capitale, que la terreur a frappé. Dans notre vie quotidienne à des heures où le hall de Zaventem et le métro étaient bondés. Cette fois, nous avons pu palper l’angoisse. Avec désormais la peur qui va inexorablement s’immiscer en chacun de nous.

Impossible de ne pas tomber dans une forme de paranoïa. Celle qui vous fait regarder votre voisin de bus, de métro ou de train d’un œil biaisé. Cette peur, c’est évidemment le but recherché par ces islamistes sanguinaires. Ils s’attaquent à nos valeurs, notre mode de vie, nos principes et nos symboles.

Non, nous ne voulons pas brider nos libertés. Non, nous ne voulons pas "apprendre à vivre avec", comme on dit. Notre démocratie et ses failles, voire ses faillites, profitent à ces islamistes sans foi ni loi. Ils se sont installés chez nous, y ont déniché un terreau fertile, ont su utiliser les manquements et l’aveuglement collectif pour se muer en monstre.

Un monstre dont l’éradication doit devenir une priorité, même si elle risque de prendre du temps. Car la nébuleuse est internationale, transfrontalière, bien organisée et bénéficie de nombreux appuis logistiques tant à l’étranger qu’au sein même de nos villes et communes.

Pourtant, il va falloir (enfin !) faire preuve de courage pour s’y attaquer de front. Sans angélisme, sans animosité mais avec une fermeté sans faille et en y mettant les moyens.

Si la présence massive des militaires avait amené un sentiment, visiblement virtuel, de sécurité, elle n’a clairement pas suffi à empêcher un double carnage. Aujourd’hui, il faut attaquer le mal à la racine. En donnant des coups dans la fourmilière mais aussi en sortant les gros moyens.

Nous aimerions également que les représentants d’un islam progressiste et éclairé se lèvent, s’expriment, crient leur colère face à ces actes de barbarie. Eux aussi ont une partie de la solution. Tous ensemble, la Belgique doit se battre; tous ensemble contre l’obscurantisme; tous ensemble pour notre liberté.