Après avoir reçu plusieurs réactions concernant la divulgation d’informations sur Monsieur Michel Lelièvre, La Dernière Heure tient à réaffirmer son sens de la responsabilité journalistique.

Le devoir d’un journal grand public est d’informer, de donner une info de proximité et au plus proche de la sensibilité de ses lecteurs. Depuis 1996, le complice de Marc Dutroux est devenu un personnage très médiatisé. Ses faits et gestes ont toujours été scrutés même lorsqu’il était en prison. La DH possède dans son ADN le souci des affaires judiciaires et de leur suivi. Avant, pendant et après les procès. En liberté conditionnelle, Monsieur Michel Lelièvre doit satisfaire à des obligations. Il est de notre ressort de vérifier si tel est bien le cas.

Dans ce cas précis, nous tenons tout d’abord à clarifier que la DH n’a jamais divulgué l’adresse exacte de Monsieur Lelièvre. Il nous a semblé légitime de relayer les inquiétudes d’un chef de corps de police, représentant de l’État, quant à sa mission de protection. Difficultés et inquiétudes confirmées par le bourgmestre de la commune qui n’avait pas été mis au courant de la présence de cette personnalité sur son territoire. Les nombreux témoignages d’inquiétude que nous avons reçus de la part de nos lecteurs, à la suite de la divulgation de cette nouvelle, démontrent l’intérêt général de cette information qui a, d’ailleurs, été reprise par de nombreux médias.

Mais dans le contexte actuel et vu les événements récents, il était inopportun de divulguer cette information avec autant de précision. C’était probablement une erreur. Nous en avons sous-estimé l’impact émotionnel sur une partie de la population. Notre devoir est et reste d’informer, non de choquer. Nous présentons donc nos excuses si nous avons heurté certaines sensibilités.

Nous n’avons jamais participé à la moindre traque ni à l’alimentation de sentiments vengeurs. Nous les condamnons fermement. Hier, aujourd’hui et demain.

Tous les jours, la rédaction de la Dernière Heure-Les Sports + prend en compte sa responsabilité éditoriale. Elle continuera à le faire car c’est notre métier d’informer. Sans parti pris. Sans choquer.