Chiens ou chats font le bonheur des familles mais représentent aussi un puissant remède à la solitude dont souffrent beaucoup de contemporains. Qu’il s’agisse de personnes frappées par un veuvage ou un accident de la vie, la présence d’un compagnon à quatre pattes leur apporte une présence ou une affection qui leur faisait défaut.

Pour autant, cela permet-il de compenser le manque d’un partenaire? Certains affirment que oui. Il s’agit le plus souvent de personnes déçues par l’existence qui ont basculé dans un isolement social pas toujours volontaire. Ceux-là vous diront qu’un chien suffit à leur bonheur, qu’à leur âge ils ou elles n’ont plus envie de se mettre en couple ou n’ont pas une assez haute opinion du genre humain. Mais est-ce bien vrai?

Si les animaux de compagnie offrent plein de qualités et apportent assurément un réconfort moral à leur propriétaire, il est évident que, malgré toute leur bonne volonté, ils ne peuvent remplacer la présence d’un être humain.

Il y a de cela bien longtemps, dans un film qui s’appelait Justice est faite, le réalisateur André Cayatte donnait le rôle d’une jurée d’assises à une dame seule qui se déplaçait avec son chien. Pendant la délibération du procès, elle craquait en avouant qu’elle enviait l’amour que portait un jeune homme à l’accusée, ajoutant que l’affection d’un animal n’était jamais qu’une pauvre compensation à celui d’un homme ou d’une femme.

Beaucoup pensent sans doute comme cette dame mais n’osent pas l’avouer… ni se l’avouer, ce qui est plus grave.