Drame familial à Maurage

G. M.

Un père de famille dépressif tue son épouse et blesse ses deux fils, à la cité Astrid

MAURAGE C'est l'émoi, dans la petite cité Astrid, à Maurage (La Louvière), aux portes de Strépy-Bracquegnies. Dans la petite rue de la cité où les maisons du Foyer louviérois semblent écrasées par le gigantesque ascenseur à bateaux, Saverio Terrasi, la quarantaine, a tué son épouse Rosa, à coups d'arme blanche. L'on évoquait soit un marteau soit une hache. Il a aussi frappé ses deux fils, Irlando (26 ans) et Salvatore (22 ans). L'état du cadet était critique: il aurait reçu l'arme à la tête. Cependant, aucune information officielle ne circule à son sujet.

Le drame s'est apparemment noué à la maison où Rosa vivait toujours depuis la séparation, au 6 de la cité. Ce dimanche, tout a commencé par une dispute entre Saverio et Irlando, dans les garages collectifs situés derrière la maison du fils aîné (le n°3 de la même cité). Salvatore serait allé les rejoindre, apparemment pour tenter d'apaiser la dispute. Saverio s'est ensuite rendu avec les deux fils chez sa femme Rosa, qu'il a tuée chez elle.

Toutes ces informations filtraient dans le quartier, choqué par l'événement Il semble que Saverio se soit rendu: il aurait demandé à un voisin d'appeler le service 100. Il a été emmené à la police. En soirée, le SJA était sur place, en compagnie du parquet. L'enquête est diligentée par le juge d'instruction de Mons, M. Blondiaux.

Autour de la cité, les jeunes connaissent bien Salvatore et Irlando. Salvatore s'était parfois confié de violences du père envers eux, comme envers sa maman. Il ne parlait jamais qu'à demi-mot. Les violences se passaient toujours derrière la porte close du 6 de la cité. Tout de même, les voisins savent très bien que Rosa avait quitté Saverio, mais qu'elle s'était remise avec lui par la suite, triste qu'elle aurait été, de la peine qu'elle lui avait causée. Mais voilà deux mois, Saverio avait déjà fait usage d'une hache à l'encontre de Rosa. Là encore, Salvatore s'était interposé. Rosa avait été blessée au bras. `Sans Salvatore, à l'époque, elle y serait déjà passée´, expliquent des voisins atterrés

Saverio était dépressif. Mais `son langage, c'était, hélas, la violence´, dit-on autour de la cité. Il avait déjà été soigné en section psychiatrique du CHU de Tivoli.

Voilà deux mois, après ses premiers coups de hache, Saverio avait été interdit de passage à la cité Astrid. L'on déplore que la police, quelles qu'aient été ses raisons, n'ait pas pu l'empêcher de revenir.

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