Grogne à la police des autoroutes

Benoît Franchimont

Les radars resteront-ils au garage lundi?

BRUXELLES La Belgique compte 9 unités provinciales de circulation (UPC), issues de l'ex-gendarmerie. Ces unités sont essentiellement chargées de la surveillance des autoroutes. Parmi leurs moyens matériels, on peut citer de nouveaux VW Sharan TDI et 36 radars Multanova, bêtes noires des Fangio. Les UPC comptent 1.045 membres du personnel, dont 800 sur le terrain.

Voilà pour la façade. Mais des tensions sont aujourd'hui portées sur la place publique. Des policiers des UPC se plaignent de devoir en faire trop, pour pas assez d'argent et avec pas assez de moyens. Le mouvement, hors d'un cadre syndical classique, a débuté en Flandre mais a fait tache d'huile.

Plusieurs réunions ont rassemblé des policiers mécontents. Une nouvelle assemblée est prévue ce samedi matin à Notre-Dame-au-Bois. Les policiers y décideront d'arrêter ou non le travail durant la journée de lundi prochain.

Que réclament-ils? Les policiers ont établi un plan de revendication en 10 points. Ils demandent des sous, notamment des primes pour leur travail de première ligne. Ils veulent plus de moyens humains et matériels (des véhicules plus rapides notamment) et être affectés à plein temps à leurs tâches de sécurité routière, qui seraient élargies aux routes régionales. Ils ne veulent plus faire d'enquêtes judiciaires, ni de maintien de l'ordre, ni d'escortes de fourgons. Ils souhaitent dépendre directement du ministère des Transports, en pointe dans la sécurité routière (Isabelle Durant vient de demander les moyens pour multiplier les contrôles par huit!). Les ex-gendarmes exigent aussi plus de sécurité dans leur travail, comme des voitures plus visibles. Et pas question non plus de changer la couleur (rouge) des casques des motards.

L'état-major de la police fédérale a reçu des délégations des UPC pour répondre à certaines doléances. `Il n'est pas question à l'avenir de considérer les UPC comme des unités de marche mobilisables pour du maintien de l'ordre ou des escortes de fourgons. Il est exact que les événements récents à la Sabena et le passage à l'euro ont entraîné un appel aux UPC mais ce sont des exceptions´, explique le directeur Philippe Draux, pour qui une bonne part des revendications des UPC sont rencontrées. On verra ce samedi si le personnel des UPC est convaincu ou non.

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