Une mise à mort atroce


Assises du Hainaut: la victime a agonisé «comme un chien»


MONS Les proches de Grégory Clara, tué le 24 mars 2001 à Gosselies, ont insisté lundi, devant la cour d'assises du Hainaut, sur la culpabilité des filles, aussi importante, à leurs yeux, que celle des trois hommes, dans le meurtre du jeune homme.

Outre David Aimé, Dominique Bourg et Patrice Van Aster, Delphine Daune et Sabrina Philippe répondent aussi du meurtre avec préméditation de Grégory. Le trio masculin doit en plus répondre d'extorsion de fonds sur la victime. «Les filles n'ont pas appelé les secours, elles sont restées chez elles, alors que les garçons étaient partis, en laissant mon frère agoniser comme un chien, dans une ruelle, sous la pluie», a lancé une des soeurs de Grégory.

Les détails portés à la connaissance du jury donnent la mesure de l'atrocité des dernières heures de vie de Grégory Clara: son visage portait des marques de brûlures de cigarettes, les scènes de coups ont été entrecoupées par la consommation de bières et de haschisch et, comble de l'ignominie, la petite amie de David Aimé expliquera qu'au retour de son amoureux, qui venait de se déchaîner sur Grégory Clara, ils ont tous deux regardé, chez elle, un film «marrant» intitulé Fausses accusations.

Le calvaire de la victime trouve son origine dans les soupçons - non fondés - de Van Aster, qui l'accusait de lui avoir volé son GSM et lui avait fixé un ultimatum.

© La Dernière Heure 2003

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