Lutte féminine perverse à l'école

Emmanuelle Praet
Lutte féminine perverse à l'école
©DEMOULIN

Un ex-préfet organisait des duels féminins... Les jeunes filles étaient en string et seins nus

ROCHEFORT Michel V. et sa compagne Béatrice G. sont-ils les membres d'un vaste réseau de prostitution? Pis encore, sont-ils les maillons d'un réseau pédophile? Difficile de répondre à ces interrogations. La justice, d'ailleurs, n'a pour l'instant pas inculpé les deux intéressés malgré une perquisition, un interrogatoire et la découverte d'une quantité importante de pièces à conviction. Des cassettes vidéo érotiques filmées lors d'étranges combats de lutte féminine...

Plusieurs d'entre eux ont d'ailleurs eu lieu, les 12 et 13 février 2005, dans le hall omnisports de l'École technique de Jemelle, à l'insu de la direction.

Selon nos confrères de la RTBF, Michel V., un ex-préfet, et sa compagne Béatrice étaient les organisateurs, depuis des années, de cette étrange compétition sportive.Étrange est d'ailleurs un faible mot puisque, toujours selon nos confrères, seules de jeunes femmes, dont une mineure, participaient à ces combats. Les lutteuses étaient d'ailleurs tenues de combattre seins nus et en string. Enfin, les combats, bien qu'organisés à l'insu de la direction, avaient un réel succès...

Le public avait répondu à l'appel lancé par les deux organisateurs. Mais, ici aussi, on peut s'interroger sur la motivation des personnes qui avaient fait le déplacement puisque seuls des hommes faisaient partie de l'assistance. Tous avaient payé 100 euros de droit d'entrée pour assisté à ces pseudo-combats féminins.

Pour la justice, il n'y a pas de doute, ces combats avaient une tout autre utilité. Les cassettes des combats vendues via Internet par Michel et Béatrice ne laissent d'ailleurs pas la place aux interrogations. On peut clairement remarquer que les prises de vues des combats sont fortement localisées sur les parties intimes des jeunes filles.

Interrogé sur la nudité des lutteuses, Michel s'étonne. «Est-ce un crime que de jeunes filles combattent seins nus en privé?» Poursuivant ses explications, Béatrice précise: «Oui, il y a, le samedi et le dimanche, des combats mixtes. Les hommes aiment se mesurer à la force féminine». Ces hommes sont d'ailleurs prêts à payer le prix! En plus des 100 euros de droit d'entrée, ils doivent débourser entre 50 et 125 euros selon le temps de lutte (qui varie entre 30 minutes et 1 heure).

© La Dernière Heure 2006

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