Non-lieu pour Patrice Alègre

Le tueur en série était poursuivi dans 4 autres dossiers

TOULOUSE Les juges d'instruction du tribunal de grande instance de Toulouse, Serge Lemoine et Fabrice Rives, ont rendu le 3 juillet une ordonnance de non-lieu concernant trois homicides volontaires et un viol avec arme pour lesquels Patrice Alègre avait été mis en examen, a-t-on appris dimanche après midi auprès de Gabriel Loubradou, président de l'association Stop à l'oubli.

Ce non-lieu concerne l'homicide volontaire de Josette Legoy, le 5 décembre 1987 à Toulouse, celui de Josette Poiroux le 21 octobre 1992 à Toulouse, l'arrestation, la détention, la séquestration illégales et l'homicide volontaire de Patricia Gélis - enlevée le 5 octobre 1992 et retrouvée le 7 décembre 1992 - et enfin le viol avec arme sur Françoise D., en janvier 1992.

Le président de Stop à l'oubli se dit "scandalisé" par cette décision.

L'association qui demande à la justice de poursuivre "la recherche de la vérité" lui reproche de ne pas demander d'investigations supplémentaires et d'avoir mené "une enquête à décharge". "Tant que Patrice Alègre a été considéré comme un tueur psychopathe, on a applaudi des deux mains mais lorsqu'on s'est aperçu que derrière ce profil il y avait un tueur à gages qui tuait sur commande et qu'il y avait donc un ou des commanditaires, ça a été le verrou complet" , ajoute M. Loubradou.

Patrice Alègre a été condamné le 21 février 2002 à la réclusion criminelle à perpétuité pour cinq meurtres et viols et une tentative de meurtre.

Au printemps 2003, avait éclaté l'affaire Baudis suite aux déclarations de deux anciennes prostituées. Celles-ci accusaient des policiers et des notables, dont l'ancien maire de Toulouse - blanchi depuis lors - d'avoir participé à des soirées sadomasos avec le tueur en série.



© La Dernière Heure 2008

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