Restos : la nouvelle cible

Emmanuelle Praet
Restos : la nouvelle cible
©Vanzeveren

Depuis décembre, les braquages se sont multipliés à Bruxelles

BRUXELLES Depuis ces dernières semaines, on assiste à Bruxelles, mais pas seulement, à une augmentation d'une certaine forme de criminalité : les attaques à main armée dans les restaurants. Depuis le mois de décembre, une vingtaine de braquages ont été commis dans des établissements bruxellois. Leurs points communs : la rapidité et la triste efficacité des malfrats.

Les voleurs agissent de manière assez simple : ils entrent, menacent le personnel et les clients encore présents dans le restaurant. Ils exigent la recette et/ou les effets personnels des clients (GSM, portefeuilles, bijoux,...). Ils repartent avec un butin plus ou moins conséquent sans qu'aucun coup de feu ne soit tiré, mais laissent derrière eux des clients terrorisés.

Toutes les communes bruxelloises ne sont pas visées. Les voleurs choisissent des endroits réputés où la clientèle est relativement aisée. Bref, là où ils sont certains d'avoir de l'argent. Les braqueurs s'assurent également que leur fuite pourra être facile, pas question donc pour eux de s'en prendre à un restaurant situé dans une petite rue. Au contraire, ce sont les grandes artères qui sont visées, ou encore les rues proches du ring.

Ce fut le cas à Uccle , où, mi-décembre, deux restaurants ont été braqués en moins de 2 h. L'un se trouvait rue de Stalle, le second chaussée de Waterloo.

Cette commune bruxelloise qui a connu quatre braquages en un mois n'est pas la seule visée par les braqueurs avides d'argent facile, la zone Midi (comprenant Anderlecht, Forest et St-Gilles) l'est aussi. "En cinq jours, nous avons eu 8 restaurants et cafés braqués", explique la porte-parole. Du jamais-vu.

Un restaurant de la rue du Pommier, à Anderlecht (fuite rapide vers le ring), a été braqué le 26 décembre. "Vers 22 h 45, trois individus, tous armés et portant des cagoules, sont entrés". Ils avaient des armes donnant froid dans le dos. "Des mitraillettes." Quatorze clients étaient encore présents dans l'établissement. "Un des malfrats s'est adressé au propriétaire, les deux autres ont exigé sous la menace de leurs armes que les clients déposent leurs effets sur la table."

Les butins sont souvent dérisoires. Mais parfois les malfrats ont plus de chance, un des clients avait 800 euros sur lui.



© La Dernière Heure 2009

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