Des saisies conservatoires

J.-M. C.

10 % du Standard sont saisis par la justice. Cela pourrait compliquer la vente

Si, en fin de procédure, les infractions pénales sont établies, les sanctions pourraient également être financières. L’État doit ainsi récupérer les sommes qui auraient été éludées.

Dans cette optique, le juge d’instruction Richard a procédé à plusieurs saisies conservatoires. La première d’entre elles concerne les biens de la société Alalunga Anstalt, dont le bénéficiaire économique n’est autre que Lucien D’Onofrio.

Le 6 juin 2008, le magistrat a en effet saisi un hôtel particulier situé dans le centre de Liège et trois maisons, toutes à Ans. La saisie conservatoire pénale courait sur une période de 5 ans, autrement dit jusqu’en 2013.

Le gestionnaire de la société Alalunga est Maurizion Delmenico, un réviseur d’entreprises suisse qui fut un temps administrateur du Standard de Liège.

Son nom est également apparu dans le procès des transferts à l’Olympique de Marseille. Il était gestionnaire de la société IAM (International Administration Management) basée au Liechtenstein et par laquelle transitait une partie des commissions occultes versées dans le cadre des transferts des joueurs marseillais.

La demande de permis d’urbanisme pour la rénovation de l’hôtel particulier de Liège a également été déposée à son nom, bien qu’il soit habité par Lucien D’Onofrio.

Plus étonnant encore, le magistrat liégeois a ordonné la saisie des parts détenues dans le Standard de Liège par la société Kick International. Une société hollandaise détenue par Lucien d’Onofrio. C’est cette société qui détient environ 10 % de la SA Standard. Autrement dit, ces 10 % sont actuellement invendables, du moins sans l’accord du magistrat qui, logiquement, pourrait accepter la vente… à condition que l’argent versé soit alors saisi.

En cas d’accord, cela ne change fondamentalement pas grand-chose pour Roland Duchâtelet. Par contre, si la justice venait à refuser de débloquer les parts saisies, on peut se demander ce qui pourrait advenir de la totalité de la vente.

Pour mémoire, la SA Standard est donc détenue à 10 % par Kick international, les 90 autres pourcents étant détenus par la Financière Standard, qui appartenait à Robert Louis-Dreyfus.

Avant de mourir, ce dernier a donné à Lucien D’Onofrio une partie des actions de la Financière, faisant monter les parts de ce dernier à une trentaine de pourcents dans le Standard SA.



© La Dernière Heure 2011


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