Lucien D'Onofrio : une trajectoire hors du commun

J.-M. C.
Lucien D'Onofrio : une trajectoire hors du commun

Fils d’immigrés italiens, Lucien D’Onofrio est devenu l’un des hommes les plus puissants de la planète foot

Pour se rendre compte de la notoriété de Lucien D’Onofrio, quelques clics sur un ordinateur suffisent. Ainsi à son nom, le moteur de recherche Google sort pas moins de 220.000 références !

Inimaginable en 1955, à la naissance de Lucien, le 14 septembre, à Castelforte, non loin de Rome. Luciano n’est qu’un bambin quand il débarque en 1958, avec sa maman, ses deux frères et ses deux sœurs à Liège, où son père, arrivé quelques années plus tôt, travaille au fond de la mine.

Très tôt, Lucien, comme son frère Dominique (le troisième frère, Claudio, se tuera en 1986 dans un accident de voiture), joue au football, à Ans, Tilleur, Bas-Oha et Winterslag avant de connaître l’aventure du soccer à Houston, et de finir sa carrière en D 1 portugaise, à Portimonense, où une double fracture de la jambe sonne le glas de ses ambitions sportives à 28 ans.

Rentré en Italie pour soigner sa blessure, il effectue un job d’appoint à l’Inter de Milan et devient, en 1984, conseiller sportif du directeur général du prestigieux club lombard. Mais son ascension dans le monde du football va véritablement commencer à Porto où il exerce de 1985 à 1991.

Cette année-là, il devient agent de joueurs, fonction qu’il officialise deux ans plus tard. “J’ai été l’un des premiers à verser la caution de 5 millions exigée par la Fifa pour la reconnaissance de la fonction”.

Polyglotte (il parle le français, l’italien, le portugais, l’espagnol et l’anglais), il est considéré dans ce milieu comme un génie de la profession . En faisant jouer le dense réseau de relations patiemment construit à Porto, il va alors connaître une plus fulgurante réussite encore, s’occupant du transfert de stars telles que Zidane, Trézeguet, Henry, Dugarry, Boksic ou Desailly, et on en passe.

À cette époque dorée du football, Lucien D’Onofrio fait fructifier sa grande intelligence et son sens du contact : il va, en quelques années, accumuler une immense fortune.

Lucien D’Onofrio a donc fortune faite quand, en 1998, il décide de venir au secours d’un Standard exsangue, à l’appel d’André Duchêne. Sans fonctions officielles au sein du club. (il en est devenu le vice-président en juin 2004), Lucien n’y était alors qu’un simple conseiller sportif attaché à la direction.

Mais il est en fait depuis son arrivée le véritable patron, réussissant à attirer à Sclessin des joueurs de grande classe. De son propre aveu, le Standard est donc un “hobby qui coûte cher” . Ami personnel de l’homme d’affaires Robert Louis-Dreyfus, il parvient à le convaincre d’investir, avec lui, dans le club liégeois.



© La Dernière Heure 2011


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