L'épouse d'un des chauffeurs : "je sentais que quelque chose clochait"

F. Sc
L'épouse d'un des chauffeurs : "je sentais que quelque chose clochait"

La femme de Geert, 34 ans, l’un des deux chauffeurs, a appris sa mort via Internet


SIERRE Il est 21h, mardi soir, lorsque Evy envoie un dernier message à son mari, Geert, l’un des chauffeurs du bus accidenté. Elle n’a pas eu de mal à s’endormir cette nuit-là. Mais lorsqu’elle se réveille en sursaut à 3h30, elle sent que “quelque chose de grave s’était passé. J’ai eu la nette impression, et je ne me l’explique toujours pas, que quelque chose ne tournait pas rond”.

Et pour cause… Son mari, le plus jeune des conducteurs, avec qui elle a une petite Lena âgée de 4 ans, avait l’habitude de lui indiquer par SMS quand il changeait de poste avec l’autre chauffeur. Ce qui n’avait pas été le cas durant la nuit. “Pas le moindre SMS durant mon sommeil !”

Morte d’inquiétude, elle a donc décidé de le contacter, par téléphone, par message… “En vain.” C’est alors que la jeune femme, habitante d’Aarschot, allume son ordinateur et se met à parcourir les sites. C’est ainsi qu’elle a découvert le drame.

Abattue mais sentant qu’elle devait “rester forte”, Evy Laermans, sous le coup de l’incompréhension et du choc, a pris la route mercredi dans l’après-midi vers la Suisse, en compagnie des autres familles de victimes.

Geert travaillait pour Toptours mais également pour la société de Lijn, tandis que Paul, “un homme bien”, selon sa famille, roulait uniquement, et depuis de longues années, pour Toptours. Il laisse derrière lui une femme et trois enfants.

Lequel des deux conduisait au moment du drame ? Geert, qui allait avoir 35 ans ce samedi, ou l’autre chauffeur victime, Paul Van de Velde, âgé de 52 ans, lui aussi originaire d’Aarschot ? Nul ne le sait. L’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances du drame.

Ce qui est sûr, c’est que la thèse du déséquilibre ou de la déconcentration du chauffeur, au moment de placer le DVD en place, n’a pas été confirmée par les enquêteurs. “On ne s’avance sur aucune théorie, rappelle Jean-Marie Cornet, porte-parole de la police valaisanne, 50 inspecteurs travaillent d’arrache-pied pour identifier les victimes restantes et réaliser les devoirs d’enquête, nous ne ferons aucun commentaire précipité.”


© La Dernière Heure 2012

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