Pauwels dépose plainte contre Bodart

"C’est pas Gilbert Bodart mais Gilbert Bobard, le mythomane qui invente des c… pour sauver sa peau".

Gilbert Dupont
Pauwels dépose plainte contre Bodart
©reporters

Et pour Stéphane Pauwels, Gilbert Bodart n’est rien d’autre qu’un "mythomane qui invente des con…", nous dit-il hier après midi, "pour se tirer d’affaire en brouillant les pistes". Sa fille violée ? Des "Starsky et Hutch sur l’autoroute ? Qui croit ça ? "C’est que "des con… de mythomane qui dit n’importe quoi pour sauver sa peau maintenant qu’il a le dos au mur devant le tribunal".

"Gilbert Bodart", dit Pauwels, c’est "Gilbert Bobard !".

Interrogé par la DH, Stéphane Pauwels que défendent Daniel Spreutels et Sven Mary ajoute qu’il dépose plainte contre Bodart qui, au procès des matches truqués, a déclaré qu’il l’avait vu avec une valise en compagnie du Chinois. "Je n’ai jamais parlé au Chinois et je n’ai d’ailleurs jamais vu ce Ye. Votre confrère Michel Matton m’a par contre déclaré que le jour de ce match Ostende-La Louvière, il avait vu le Chinois ensemble en voiture avec Laurent Denis et Gaone. Ce Bodart, je ne l’ai croisé en fait qu’une fois, et c’était précisément lors de ce match à Ostende. Et vous savez qu’il n’y a pas longtemps, ce type pleurait au téléphone pour que je le fasse travailler à la télé ou à la radio. Tu penses ! Engager un gars qui fait des hold-up aux grottes de Han et claque son fric au jeu."

Loin d’être alors la vedette qu’il est aujourd’hui, Stéphane Pauwels est le jeune directeur sportif de La Louvière. "Troisième ! On faisait du bon travail. Et Gaone m’a viré du jour au lendemain, tout simplement pour m’empêcher d’aller à la police fédérale. Et je n’ai plus trouvé de club, j’étais sans boulot."

À l’époque, poursuit le consultant de chaîne privée, "je n’avais pas de poids. C’était facile de sortir mon nom comme ça. Ils ont essayé de me faire porter le chapeau". "Et quand j’ai tout déballé dans mon livre - Pauwels brise le silence, tiré à 12.000 exemplaires, épuisé -, ils ont dit qu’ils allaient m’attaquer. Tous ? Un seul l’a fait." "Laurent Denis, pour l’épisode de la boîte à partouzes, où j’avais fait une erreur."

Eux sont prévenus devant le tribunal, poursuit Pauwels. "Je ne suis pas inculpé. Je n’ai jamais été inquiété. Je peux me regarder dans la glace. J’ai donné des infos à la police sur les réseaux, les systèmes et les comportements mafieux dans le foot belge. Ça n’a pas plu."

Et Stéphane Pauwels continue : "Devant le tribunal, c’est une bande organisée de malfaiteurs qui voulaient faire du pognon. Moi, j’ai reçu des menaces, des vraies. Et la police a pu les localiser. Les appels ne provenaient pas de Chine. Mais d’une cabine de l’avenue Louise."

Pour Stéphane Pauwels, "le nettoyage n’est pas terminé. […] Il y a encore des gens parmi les inculpés qui sont toujours actifs dans le foot actuel". Autres phrases pauwelsiennes : "J’espère que ces gens seront punis. Ils doivent payer. Le foot belge est toujours gangrené […] avec des avocats et des agents de joueurs qui font des magouilles."

Et "quand je vois le transfert de Pollet à Anderlecht, tout ça est tellement gros".

Pauwels ajoute qu’il attend la fin du procès pour obtenir en justice - les procédures étant bloquées depuis neuf ans par l’attente du procès - le résultat de ses dépôts de plaintes.

Ira-t-il au procès : "Je le suis de loin." Témoigner ? "Je veux la paix, mais qu’on ne m’accuse pas de ce qui n’est pas."

Il rappelle que lui a vraiment subi des menaces, "pas des bobards de Bodart". "J’ai dû cacher femme et enfant. J’ai vécu en hôtel. Je rencontrais les journalistes en cachette (ça, c’est exact, nous, c’était près de la Grand-Place de Lille). Et ces menaces, je répète qu’elles ne venaient pas de Chine. C’était pour m’empêcher de parler." Faire taire Pauwels ? Impossible !


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