Un des terroristes tués à Verviers attendait un bracelet électronique !

Lorsque le jeune s’est rendu au greffe de la prison de Forest pour y être incarcéré, il lui a été demandé de rentrer chez lui.

N.Ben., D.Ha. et A. Vbb.
VERVIERS. LA PROTECTION CIVIL A PROCEDE A L EVACUATION DES AFFAIRES RESTANTES DANS LA MAISON QUI ETAIT OCCUPEE PAR LES DJIHADISTES. Photo Michel Tonneau
VERVIERS. LA PROTECTION CIVIL A PROCEDE A L EVACUATION DES AFFAIRES RESTANTES DANS LA MAISON QUI ETAIT OCCUPEE PAR LES DJIHADISTES. Photo Michel Tonneau ©TONNEAU

Lorsque le jeune s’est rendu au greffe de la prison de Forest pour y être incarcéré, il lui a été demandé de rentrer chez lui.

Soufiane A., 26 ans, l’un des deux terroristes présumés tués à Verviers, et décrit comme une des petites mains de la cellule démantelée par la police fédérale, attendait toujours une surveillance sous bracelet électronique.

L’information nous est confirmée à sources sûres. Le jeune molenbeekois avait été condamné pour vols et devait exécuter une peine de prison de moins de trois ans. Seulement voilà, les peines de moins de 3 ans peuvent, depuis 2013, être effectuées sous bracelet électronique. Lorsque le jeune s’est rendu au greffe de la prison de Forest pour y être incarcéré, il lui a été demandé de rentrer chez lui. 

Comme le veut la procédure, c’est alors le directeur de la prison qui décide si le condamné doit revenir pour une détention ou s’il est préférable qu’il effectue sa peine à domicile. Dans ce cas, c’est à la maison de justice compétente d’attribuer un bracelet électronique au condamné. Selon nos infos, Soufiane A., était toujours sur liste d’attente pour la réception de ce bracelet…


Toute trace du passage des terroristes est effacée

Onze jours après l’opération antiterroriste qui s’est déroulée dans un appartement de la rue de la Colline à Verviers, l’heure était au déblaiement.

Accompagnés de la police fédérale, les hommes de la protection civile de Crisnée se sont rendus, lundi matin, dans cet appartement qui a connu l’assaut des forces spéciales et où deux terroristes ont été tués et un autre blessé.

Dès 9 h 15, cinq hommes de la protection civile se sont attachés à enlever les derniers effets des habitants ainsi que les déchets et débris se trouvant toujours dans l’habitation.

Deux heures plus tard, il ne restait plus aucun objet témoin du passage de ces terroristes dans cette habitation de l’ancienne cité lainière.

Une bene remplie de déchets a été transportée jusqu’à une décharge tenue secrète, une décharge qui est régulièrement utilisée notamment lorsqu’il s’agit de détruire du matériel utilisé par des cultivateurs de cannabis. Comme c’est aussi le cas lors de tels démantèlements, les objets appartenants aux terroristes ont été détruits en présence de la police.

En tout, ce sont 5 m3 de déchets qui ont été sortis.

"Dans le cadre des opérations fédérales, les services fédéraux font appel à nous car nous sommes assermentés mais aussi parce que nous avons le matériel nécessaire pour mener ce genre d’opérations", explique-t-on à la protection civile.

Suite à ces opérations de déblaiement, il est alors possible pour le laboratoire de la police de rechercher certains éléments jusque-là inaccessibles.

"Je ne sais pas si ce sera le cas ici mais il est clair que lorsque nous intervenons suite à un incendie criminel, par exemple, cela permet ensuite au laboratoire de recherche de réaliser certains devoirs", explique-t-on encore à la protection civile.

Quoi qu’il en soit, pour les habitants de ce quartier, cette opération est une étape de plus vers un retour à la normalité…


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