Ils ont mis la honte à Molenbeek!

Trente à quarante fauteurs de troubles interpellés; avec à la clé un drame à cause de la stupidité ahurissante de certains.

D. Ha.

Trente à quarante fauteurs de troubles interpellés; avec à la clé un drame à cause de la stupidité ahurissante de certains.

Formellement interdite, la manifestation anti-islam n’a pas eu lieu hier après-midi à Molenbeek mais elle n’aura finalement - et malheureusement - pas manqué de produire ses effets. Avec à la clé : une image désastreuse de la commune offerte une nouvelle fois au monde entier et, surtout, une victime innocente dont la vie a peut-être été brisée à tout jamais.

14 h. Tout avait pourtant bien commencé. La présence policière massive était dissuasive. Au moins sept arrestations préventives avaient été réalisées. Aucune horde de fascistes n’avait osé ou n’était donc parvenue à pointer le bout de son nez jusqu’à la place communale; quelque 400 potentiels contre-manifestants - dont de nombreux jeunes - s’étaient par contre rassemblés pour "montrer que nous sommes là".

Si la bourgmestre de Molenbeek a eu le temps de donner ses interviews, quelques journalistes ont rapidement été pris à partie lorsqu’ils refusaient de céder aux intimidations d’individus ne voulant pas être filmés : ceux-là même - plus âgés - qui haranguaient la foule pour échauffer les esprits. Mais, jusqu’ici, il n’y avait encore aucun incident grave à déplorer.

16 h. Une bonne centaine de jeunes se sont subitement mis à courir - dont de multiples en scandant : "On va tuer des nazis" - en direction de la Bourse qui accueille actuellement le mémorial dédié aux victimes des attentats de Bruxelles. Sans y parvenir. Des policiers en tenue antiémeute les en ont empêchés avec l’appui de la cavalerie et des autopompes. Non sans essuyer des jets de projectile dont au moins… une poubelle publique !

Bloqués dans la chaussée de Gand, les fauteurs de trouble ont encore caillassé les intervenants çà et là. Les gardiens de la paix ont bien tenté de les contenir, en multipliant les appels au calme, à rentrer chez soi. La police a même diffusé une information capitale par mégaphone : "Il n’y a aucun manifestant d’extrême droite" en ville. Puis, quelques instants plus tard, c’était le drame.

16 h 38. Une Audi A 1 de couleur blanche a démarré en trombe pour foncer en direction d’un barrage de policiers (à voir en vidéo sur dh.be). À son bord : deux jeunes bruxellois - apparemment - du quartier (et non pas des manifestants d’extrême droite contrairement à la rumeur que certains ont voulu propager, NdlR). Ils ont vidé leur extincteur par la fenêtre et filmé la scène avec leur smartphone.

Malgré une mise en joue et un sévère matraquage de leur véhicule, ils n’ont pas obtempéré aux injonctions des intervenants. Ils ont accéléré de plus belle et se sont engagés dans la rue Fernand Brunfaut. Après y avoir heurté plusieurs véhicules en stationnement, ils ont percuté de plein fouet une riveraine de 45 ans qui traversait la rue. Celle-ci a été transportée encore consciente - mais dans un état critique - à l’hôpital. Elle souffre de blessures au niveau de la tête et de plusieurs fractures, l’Audi A 1 lui étant notamment passée sur les jambes après l’avoir éjectée sur le côté.

17 h 04. Moins d’une demi-heure plus tard, à moins d’un kilomètre de là, l’un des deux occupants de l’Audi A 1 a pu être interpellé à hauteur de la Porte de Ninove; probablement après avoir débarqué son passager dont le visage a néanmoins pu être immortalisé par des photographes au moment des faits ! À l’heure d’écrire ces lignes, une trentaine à quarantaine d’interpellations de fauteurs de troubles était à dénombrer; sans compter les sept présumés manifestants d’extrême droite arrêtés avant même d’avoir pu débarquer à Molenbeek, dont deux étaient en possession de sprays lacrymogènes (une arme prohibée, NdlR).

Il nous faut enfin vous faire part de cet inquiétant constat qui émane de plusieurs sources crédibles qui ont assisté en live aux événements de ce samedi 2 avril à Molenbeek : "Les jeunes ont été excités par des adultes d’une quarantaine d’années pour attaquer les policiers. Ils leur disaient en arabe : Vous voyez, vous n’êtes pas chez vous; aujourd’hui, ils viennent dans vos rues, demain, ils viendront dans vos maisons. Continuez à rester comme des moutons, etc., etc. "

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